Rugby pacifique

Il n’aura échappé à personne que se joue actuellement la coupe du Monde de rugby ( pour ceux qui vivent sur une autre planète, je rappelle que le rugby est un sport qui se joue à quinze contre quinze avec un ballon ovale et qu’à la fin ce sont les Néo-Zélandais qui gagnent).

Un débat animé dans la queue de ma boulangerie ce matin, avant le match qui devait opposer les Français aux Tongiens*, m’a fait comprendre que la plupart des chalands n’avaient qu’une très vague idée de là où il fallait placer ces adversaires sur la mappemonde. Et le score ne s’améliorait guère avec les Fidjiens ou les Samoans. Seuls les Néo-Zélandais étaient à peu près bien situés, à droite de l’Australie, comme la Nouvelle-Calédonie.

En avant, donc.

Nouvelle-Zélande :

Cet ensemble d’îles est en effet situé en bas à droite ( au sud-est ) de l’Australie, en plein océan Pacifique :

Il fut découvert en 1642 par le navigateur hollandais Abel Tasman. Quatre de ses hommes ayant été tués par des indigènes maoris, il s’éloigna prudemment en mentionnant sur sa carte, en néerlandais, Moordenaars Baai, la « baie des Meurtriers ». Pensant que cette terre pouvait être une partie du mythique continent austral, il laissa aux autorités des États généraux des Provinces unies le soin d’en décider et, en attendant, appela ce pays Staatenlandt, « le pays des États ». N’ayant pas les moyens de trancher, les autorités adoptèrent l’appellation de Nieuwe Zeeland, « Nouvelle Zélande », en référence à la Zélande riveraine de l’embouchure de l’Escaut. C’est James Cook qui, ayant entrepris en 1769 d’explorer l’ensemble des côtes, démontra l’insularité de cette terre. Quand celle-ci fut annexée par la Grande-Bretagne en 1840, le nom néerlandais entré dans l’usage fut conservé mais anglicisé en New Zeeland, New Zeland puis New Zealand avec une curieuse hybridation.

Le nom indigène de l’île du nord Aotearoa, souvent traduit comme « pays du long nuage blanc », est aujourd’hui donné à tout le pays.

Tonga :

cet archipel se trouve au nord-est de la Nouvelle-Zélande :

Les premières des 150 îles de cet archipel furent découvertes par les navigateurs hollandais Schouten en 1616 et Tasman en 1643. Mais l’exploration et les relations avec les indigènes ne furent entreprises que lors des voyages de James Cook en 1773 et 1177. Agréablement surpris par l’accueil aimable et courtois qu’il reçut de la part des indigènes, il proposa le nom de Friendly Islands, « îles amicales ». Ce nom fut traduit en français archipel de l’Amitié ou îles des Amis et en allemand Freundschaftsinsein. On a pourtant continué à appeler l’île principale par son nom indigène Tongatabu, « île ( tonga ) sacrée (tabu ) », souvent réduit à Tonga dans l’usage courant. Ce nom commode et respectueux des traditions indigènes s’est finalement imposé pour désigner l’ensemble de l’archipel et du royaume.

Fidji :

cet ensemble d’îles se trouve à l’est de l’Australie, au nord de la nouvelle-Zélande, au nord-ouest des Tonga:

C’est toujours Abel Tasman qui passa le premier rapidement en 1643 dans cet archipel qu’il proposa d’appeler Prins Willem’s Eilanden, en hommage à Guillaume Ier d’Orange-Nassau. Il ne fut réellement colonisé qu’en 1773 par James Cook qui, reprenant le nom indigène, le nomma en anglais Fiji ( aussi écrit Feejee ), devenu en allemand Fidschi et en français Fidji. En réalité, Fiji est le nom de ces îles dans le dialecte de Tonga, où James Cook a semble-t-il pris d’abord les informations utiles. Dans le parler fidjien, le même nom a la forme Viti : la grande île de l’ouest s’appelle Viti Levu, « la grande Viti ». On ne connait pas le sens du mot viti.

Samoa :

Toujours à l’est de l’Australie, à l’est des Fidji :

C’est en 1722 que le navigateur hollandais Jacob Roggeveen découvrit ces îles ou du moins une partie d’entre elles. Il les nomma Boumans Eilander, du nom du capitaine Cornelis Bouman, commandant un des bateaux de l’expédition, qui les aperçut le premier. Ce nom fut étendu à tout l’archipel notamment par Charles de Brosses quand il écrivit son Histoire des navigations aux terres australes en 1756. Cependant, en 1788, Louis Antoine de Bougainville préféra les baptiser Isles des Navigateurs parce qu’à son arrivée il fut accueilli et escorté par une volée de petits bateaux menés de façon experte par les indigènes. C’est pourtant le nom local de Samoa qui l’a finalement emporté. L’hypothèse de l’origine de ce nom d’après celui d’un légendaire grand chef d’envahisseurs ( venus de Tonga ?) ne repose sur rien. Un rapprochement avec le nom maori du moa, un grand oiseau incapable de voler, a été fait en s’appuyant sur l’existence de toponymes néo-zélandais hybrides anglo-maoris comme Moa Flat, Moa Creek, Moa Point, etc. correspondant à des endroits où on a trouvé des ossements de ces oiseaux aujourd’hui disparus. Mais on ne voit pas alors quelle serait la signification de la première partie du composé Samoa.

*la France l’a difficilement emporté 23 à 21. Ouf.

P.S. vue l’heure tardive à laquelle je me suis mis à la rédaction de ce billet, le temps me manque pour vous proposer une devinette digne de ce nom. Il vous faudra patienter …

12 commentaires sur “Rugby pacifique

  1. Si vous évoquez les Tonga, et les Samoa, vous ne dites rien de l’île de Bongo, où se déroulent les aventures des « Katzenjammer Kids » (alias, en français, « Pim, Pam, Poum »).

    Il est vrai que certains indices semblent la situer dans l’Océan Indien, au large de l’Afrique ; mais d’autres peuvent laisser penser qu’elle est dans le Pacifique Sud.

    Rappelons que « Katzenjammer » veut dire en allemand « gueule de bois » et que de « bois / boa » à « moa », il n’y a qu’un pas …

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  2. Rappelons que « Katzenjammer » veut dire en allemand « gueule de bois » et que de « bois / boa » à « moa », il n’y a qu’un pas …

    Rappelons aussi que Katzenjammer ( from Norway) est un band de filles épatantes : agréables à l’œil et à l’oreille, pétillantes de bonne humeur et, ce qui ne gâte rien, multi-instrumentistes.

    Perso, j’ai toujours eu un faible pour Anne Marit Bergheim : son minois me rappelle tant celui d’une antique fiancée que j’avais à Aulnay-sous-Bois, inoubliée et qui avait quelques notions relatives à l’art de la flûte pratiquée en milieu intime.
    Bref, ma petite préférée parmi les Katzenjammer est celle qui tient la mando ici :

    Au passage, le ‘drummer refoulé’ du Vaucluse notera qu’il est possible à une femelle nordique de solliciter ses deux membres du bas pour actionner la charley et la grosse caisse, ses deux membres du haut pour étreindre un accordéon touches piano et de prendre part aux vocaux quand il est nécessaire de le faire.

    On sent, à voir ceci, que le Créateur, quand il a bricolé la ‘Femme en tous ses états’, n’a pas toujours été si maladroit tandis que, selon un audit implacable –‘ implacable’ étant pris au sens ordinaire et non pas rugbystique- il s’est montré parfois bien dilettante – ‘dilettante’ étant pris ici au sens non pas musical mais à celui de branleur insoucieux, futile…

    Dieu est-il futile ?… et, tandis qu’Il imposa au casting les trognes de rustauds rugbimen, le public doit-il dire alors : – Ainsi fut-il !
    ________

    Parce que le spectacle de quinze quintaux de chair brute et outrageusement musculeuse qui en affrontent quinze autres, constitués idem, cela ne laisse guère de place à l’élégance, à cette idée que l‘on a de la douce beauté des choses et des affinités…

    Perso et avec l’autre, Je ne pourrais croire qu’en un Dieu qui saurait danser…
    Et pas danser s’agiter comme ici, là où la vocifération primitive prend le pas sur la finesse des pas, vue selon tous les Petipa de la choré historique :

    Âmes sensibles, s’abstenir :

    ____________

    Bref et arrivé au crépuscule de mon existence terrestre, je garde souci de me vautrer encore -guilty pleasure – dans les délicatesses offertes à mes sens et, parfois, par souci de cette mortification qui élève l’âme du pécheur jusqu’à des altitudes considérables, propres à partager la Passion du Christ, j’en viens à regarder un match de rugby opposant quelques mastards exotiques et disgracieux, dimanche dernier, à la fine fleur de nos brutes d’Ovalie.

    A vrai dire, pitoyable spectacle où les représentants d’un territoire, figuré par quelques simples crottes de mouche sur une mappemonde, purent faire la nique à notre vigoureuse Ovalie : les 100.000 habitants des Tonga ne valent que pour un maigre six-centième du peuple de France.
    C’est dire la disproportion démographique et le dérisoire du ballon ovaloïdal, cet enjeu d’ambitions nationalistes à la con.
    ______________

    Retour vers le présent et l’intitulé du billet : RUGBY PACIFIQUE

    1.Une âme naïve pourrait y voir vertus accoquinées et oxymore… comme si rentrer dans le lard d’un mastard exotique pouvait signifier quelque tendresse et une promesse de béatitude apaisée, sans conflits, ni rentre dedans ni manifestations de patriotisme à la con.

    2.Perso, je n’y vois qu’une perfidie de PACA visant à tromper le public et sémantiquement copiée sur le « Franc Pacifique ».

    3.Vu de Machincourt, y’a pourtant erreur sur la chronologie et le timing… qui n’aura donc pas été respecté :
    Selon moi, PACIFIC aurait dû survenir (à la titraison) avant RUGBY

    Et pourquoi donc cela, cher TRA… à vous de voir !

    D’ici là, un indice violent’ :

    ARTHUR H.

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  3. S’attend on à une remarque de ma part ?
    Sur l’orthographe ?

    Nooon. (quoi que…)

    Sur les math :
    Population de la france 66,99 millions
    Population du Tonga 108 020

    La proportion est d’environ 0,001612479. soit 16 dixmillième

    ___ maintenant_______
    Vous en faites ce que vous voulez

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  4. @TRS :

    Je trouve vos Katzenjammer bien fades comparées par exemple aux Bangles. Même si ces dernières ont peu à peu évoluées vers des tubes pop un peu aseptisés voire un peu trop sirupeux, elles conservaient toujours traces de leur origine « rock brut ». C’était d’abord un groupe de rock, avec l’énergie qui va avec, et accessoirement 100% féminin.

    Non seulement vos Katzenjammer sont clairement avant tout un groupe féminin (et j’ai l’impression que leur répertoire est secondaire), mais la manière dont elles sont filmées et dont elles se mettent en scène en rajoute de façon assez désagréable. Je note par exemple que, des 4 musiciennes, l’une est considérablement moins souvent filmée que les autres… et c’est « comme par hasard » la plus enveloppée. Je ne boude pas le plaisir des yeux, mais je trouve assez malsain qu’il soit la seule motivation d’un groupe musical (et ne me dites pas que c’est le choix du réalisateur : les costumes des musiciennes clament assez clairement qu’elles attendent et encouragent cette façon de filmer). Et franchement, l’extrait que vous nous proposez est musicalement gentillet, mais fade au possible. Que l’air soit « enlevé » n’y change rien : ça manque terriblement d’énergie intrinsèque, de dynamique musicale incarnée. C’est exposé, pas exprimé. C’est régurgité, pas vécu. Même dans leurs morceaux plus sirupeux de leurs derniers albums, les Bangles gardaient au moins une énergie fondatrice.

    ————-

    Quant à jouer de l’accordéon en utilisant ses pieds et sa voix, c’est quand même le B-A-BA des accordéonistes folk ou trad. Je ne suis en rien spécifique de ce point de vue, mais je signale que j’ai toujours appris à sonner de l’accordéon tout en dansant pour montrer les pas (= plus compliqué que simplement actionner caisse claire et charleston de façon binaire alternée) et tout en chantant. Et la plupart des amateurs (et des amatrices qui vous combleraient sans doute) autour de chez moi ayant un niveau suffisant pour jouer occasionnellement en fest-noz (= pas les débutant·e·s, quand même, certes) en font de même. Alors bon, je conçois que ça en jette de mettre ça en scène, mais ça ne peut que renforcer mon impression que ce groupe n’est que mise en scène. Les musicien·ne·s que je fréquente en ma verte Bretagne se contentent de faire bien mieux en toute modestie, juste pour animer les bals. Sans costume. Sans passer sur Youtube. Sans prendre des mimiques douloureuses et sombres pour montrer à quel point c’est fortiche (non) de dissocier mains et pieds. Mais avec parfois une énergie qui redonne espoir en le pouvoir de la musique.

    ————–

    Bon, désolé TRS, je m’aperçois que mon commentaire se limite un peu à des ratiocinations grincheuses vis-à-vis du vôtre. Je me rattraperai une prochaine fois.

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  5. Bonjour tout le monde !

    Tout d’abord, pour en finir avec cette réputation de sport de balourds brutes et inélégants que le rugby semble encore garder dans quelques contrées reculées où on joue pourtant à la choule *, regardons de nouveau cet « essai du bout du monde » où dix Français touchent le ballon sans contact avec l’adversaire avant de l’aplatir derrière les poteaux après quatre-vingt mètres de chevauchée fantastique.

    Ensuite, bravo à notre beau cousin provincial Brosseur qui a su trouver Arthur Honneger derrière le pacific avant le rugby. Ceci dit, question musique, je préfère celle de l’autre Artrur H., fils de Jacques.

    Enfin, à propos de Jacques, j’ approuve en tous points le dernier commentaire de Jacques C. Bien vu le choix cinématographique de faire l’impasse sur la bassiste du groupe, on se demande bien ( ou pas ) pour quelles raisons ! Quant à leur musique, s’il suffisait d’avoir de belles gambettes pour en faire de la bonne …
    Pour ce qui est des percussionnistes, dont le moins qu’on puisse en attendre est bien la dissociation des quatre membres, la vraie prouesse, pour moi, consiste à chanter ( pas les chœurs, ce qui est à la portée de n’importe quelle tambourinaïre** — qui sait, elle aussi, fort bien jouer de la flûte et le fait en public avec autant de plaisir et d’ élégance que d’autres en privé ) tout en menant son groupe à la aux baguettes.

    * « où tous les coups sont permis, même les gendarmes peuvent pas intervenir » ( à 2:40 )
    ** comme à Istres ici à partir de 1:00

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  6. Ratiocinations grincheuses, laridé et Bangles au menu du jour !

    En voilà bien du monde à accueillir au débotté et pour aujourd’hui, vendredi !
    Faisons pourtant le TRY :

    1. Les BANGLES

    Mis à part, Walk like an Egytian, je n’en ai gardé aucun souvenir particulier.
    Avant de mourir idiot, je consulte You Tube pour avoir une idée de leur « énergie intrinsèque » (en live), de la « dynamique musicale » qu’elles ‘incarnèrent’.
    Je tombe alors sur ça :

    Constat :

    Elles restent plutôt bien gaulées et sapées comme il fallait pour être suffisamment décoratives à l’époque. Même la chevelure bigouditée de celle qui officie en qualité de lead singeresse est raccord avec la mode capillaire de ce temps.
    Indépendamment des lyrics dont vous et moi n’avons rien à battre, il me semble qu’un tel morceau aurait pu, sans difficulté, faire l’objet d’une reprise/adaptation par Michèle Torr, le Rossignol du Vaucluse.
    C’est dire la violence contenue, la rock & roll incarnation musiquée et le dédain du sirupeux !

    Techniquement, les 4 musiciennes (3 aux guitares et une autre aux tambours) sont en live. En live très relatif et frauduleux car, dès l’intro, se glisse un clavier secourable et notable que l’équipe qui a filmé le set n’aura sans doute pas jugé bon de faire figurer à l’écran. Etait-il (ou elle) trop enveloppé(e) ? Va savoir…

    2. Vous me dites, en gros, que Katzenjammer ça manque de pêche, d’énergie déployée et de frite.
    Dans ce cas, je vous donne RDV dans un bar d’Amsterdam : -Y sentirons-nous les morues jusque dans le cœur des frites ? Probablement pas : les Katzenjammer sont des femmes honnêtes.

    3. Après vous avoir lu, Jacques, je me suis livré à une sorte de test comparatif et relevant de la pure fantaisie anachronique:
    J’ai imaginé que les Bangles, par l’effet d’un cafouillis dans l’espace/temps, se retrouvent sur une scène avec le matériel des Katzenjammer et l’obligation d’assurer une reprise potable de A bar in Amsterdam.

    Simultanément, les mignonnes Norvégiennes auraient dû affronter le supplice inverse : jouer Manic Monday dans les mêmes conditions.
    – Quelle team alors s’en serait la mieux sortie ? Moi, j’ai mon opinion.

    4. Vous me ressortez, une fois encore, les vertus du bal folk en milieu breton… là où, outre le ridicule de la choré figée, la ligne mélodique ne tourne généralement (et à 95% des occurrences) qu’avec deux accords simplissimes : genre en La mineur et Sol.
    Facile alors de faire son gugusse en sabots qui sonnent et scandent pour épater la vieille institutrice ou le retraité venus s’épanouir aux gavottes proposées chaque mardi en soirée et en la salle des fêtes de Troulahidic-les-Choux-Chênes.

    5. A propos de deux accords qui suffiraient à soutenir une ligne mélodique, on a ça chez les Bangles, redoutables instrumentistes et en genre LA/RE

    On a vu plus finement manigancé, question harmonies.

    6. Même s’il s’agit d’une satisfaction ridicule, j’ai toujours plaisir à voir des instruments dits acoustiques capables de faire le show aussi bien qu’une formation électrifiée… et la balaise balalaïka basse, sur pivot ergonomique à l’instar de mon violoncelle (à vendre celui-ci, avec son archet mais sans son emballage) ça, ça me fait de l’effet.

    7. Maintenant que Leveto se la ramène, question choule primitive et localisée en mes paysages, se souvient-il que, Dieu sait quand et à quel propos, j’avais déjà causé chez lui, avec émotion, de la choule de Tricot… autrement rock & roll celle-ci qu’un match de rugby.
    Si je ne l’avais pas fait à l’époque, je tiens maintenant à lui dire qu’il y a une quinzaine d’années, une dame venue de Marseille (PACA) avait sollicité une entrevue avec moi-même… alors que j’étais Maître du Monde de Machincourt et Gardien de ses Traditions immémoriales…

    On la lui accorda, cette entrevue… en lui dévoilant, ingénument, toutes les finesses – strict particularisme local – selon lesquelles le Try* consistait à dévaster un hymen haut perché, assujetti vers les 10 ou 12 mètres de haut sur une tige en bois d’arbre : une sorte de cercle de trente à quarante centimètres de diamètre, tendu d’un papier costaud. Mieux qu’une transformation au pied, à la rustaude, la tentative se faisait à la main, tout au bas du pucelage convoité, le choulet faisant alors office de spermatozoïde performant et perforateur.
    C’était magnifique à voir.

    Ensuite, la petite dame de PACA, bien polie, propre sur elle et désormais informée des délicatesses picardes en matière de jeu collectif s’est retirée, non sans consentir à m’envoyer une copie de ses travaux.
    Elle n’en a jamais rien fait, cette chienne indélicate !

    * Le Brosseur sait évidemment que TRY vaut pour ESSAI, au vocabulaire du rugby du moins.
    Sait-il pour autant que Jean MiTRY, ce garçon qui a tant compté dans la cinématographie explicitée aux nases de son temps, avait sous-titré son « Pacific 231 »… « ESSAI »

    ** Arthuffe H, occasionnel freluquet et fils de, versus Honegger, on sent bien là comme la PACA et le Vaucluse, réunis en leurs basses œuvres, se montrent désinvoltes tandis que la proximité d’une cité à jamais johannique et le chemin que Jehanne aurait emprunté, de Compiègne à Beaulieu, et passant par Machincourt, m’invitent à penser autrement :

    Sans préjudice de cette sorte de similitude au physique qui existe entre ma fiancée flûtiste d’Aulnay-sous-Bois, Anne Bergheim et Marion Cotillard…

    Perso, il me tarde de voir (au ciné) la Jeanne de Bruno Drumont, un type que je vénère pour son sens du cadre et son humour. Saura-t-il me faire oublier Dreyer ? Pas sûr… et on verrat bien comme disait Cauchon.

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  7. @ TRS :

    Je veux bien accorder le bénéfice du doute quant aux capacités des Katzenjammer de dégager de l’énergie, puisqu’il est impossible de juger sur une seule vidéo, et votre deuxième est un peu plus intéressante.

    Mais vous êtes (bien sûr) de bien mauvaise foi en choisissant pour les Bangles une vidéo de promotion de l’un de leurs titres plus pop. Vous allez me dire que c’est comme les Katzenjammer, une vidéo ne prouve rien ? Heu, oui, sauf que pour les Katzenjammer c’est vous-même qui aviez choisi de mettre en avant celle que je critique. Alors que pour les Bangles, vous vous faites accusateur en même temps qu’illustrateur.
    Regardez plutôt cette vidéo qui correspond à une prestation réelle du groupe, certes télé, mais qui rappelle que c’était d’abord un groupe de scène (elles n’avaient à cette époque pas encore sorti de disque) :

    Et à part Suzanna Hoff (la petite brune), elles ne cherchaient pas à jouer sur le côté « groupe féminin » (la bassiste d’alors, qui se la jouait un peu « poupée décorative », n’est pas restée longtemps et a été remplacée par une bassiste-choriste beaucoup plus discrète). Et ce qui n’est pas anodin, les deux patronnes du groupe étaient la guitariste soliste et la batteuse. Les deux moins glamour, les deux plus rock.

    Alors oui, elles ont ensuite sacrifié à une relative mise en scène féminine, surtout Suzanna Hoff (dont je dois reconnaître qu’elle avait de quoi), mais sans oublier d’où elles venaient : la scène, le rock. Maintenant, je ne vais pas dire que je raffole du répertoire des Bangles, qui était certes de couleur rock mais tirant vers la pop. Je suis sûr d’avoir plus d’atomes crochus pour le répertoire de vos Katzenjammer, mais je maintiens que dans la première vidéo que vous avez proposée elles n’étaient pas portées par une énergie dans leur jeu, et que c’était d’autant plus décevant concernant un air a-priori guilleret.

    Mais c’est intéressant, je me rends compte que je préfère un groupe dont le répertoire est parfois pop-sirupeux mais qui a une énergie sous-jacente à un groupe dont le répertoire me plaît mais qui joue machinalement. Je suppose que c’est le même phénomène qui fait que certains ont adoré Johnny Hallyday jusqu’à la fin de sa carrière : ce n’est pas mon cas mais je reconnais que, même dans ses dérives ou plantages, il avait toujours ce fond d’énergie initial.

    Incidemment, le tube sur lequel vous ironisez en le supposant chantable par Michèle Torr a été écrit (directement pour les Bangles) par sa majesté Prince.

    ——————-

    Pour ce qui est des supposés « accords simplissimes : La mineur et Sol » des musiques bretonnes, outch. D’une, cela signifie que vous n’en connaissez guère que les tubes folks, écrits dans les années 70 (par des gens qui, en effet, étaient formatés par une certaine simplicité folk… mais dont le goût pour les morceaux en La mineur est encore aujourd’hui source d’ironie de la part des musiciens bretons roots). De deux, je ne pense quand même pas que vous en soyez à confondre les accords à la guitare (= l’harmonisation) avec la ligne mélodique d’un air joué à l’accordéon. Je n’ose croire que vous ignoriez que sonner un air à l’accordéon (surtout au diatonique !) signifie mettre en œuvre un doigté complexe, totalement indépendamment de savoir si un éventuel accompagnement harmonique (hors-sujet en musique bretonne) serait en La mineur ou en quoi que ce soit. Donc, puisque sur la foi de votre passé musical il est difficile de supposer que vous commettiez ici une totale confusion par ignorance, c’est que vous êtes un tantinet malhonnête.

    ———————

    À leur décharge, vos musiciennes norvégiennes ont choisi un nom que je n’arrive pas à prendre au sérieux. Désolé, mais quand je lis un nom commençant par « Katzen… », je pense automatiquement au chevalier Katzenblummerswishundwagenplaftembomm. C’est irrépressible. Irrationnel, dommage pour elles, mais irrépressible.

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  8. >Leveto

    Ceci (qui suit) n’est qu’un simple try essai, une tentative de vérifier si l’inquiétude du Brosseur est fondée.
    Le fait d’avoir vu mon pseudo étalé en caractères gras, sur le déroulé des commentaires, l’aura étonné au point qu’il aura jugé bon de m’en faire la remarque, de m’avoir alerté,, hier soir.
    Pure jalousie, sans doute, de la part d’un contributeur assez ascète pour se limiter au minimalisme du propos tandis celui qui en fait tant et tant… et des tonnes, se voit récompensé, à juste titre, par une certaine ampleur, grassouillettée de la police…

    _____________

    Puisque les conditions météorologiques qui affectent la Nipponie nous aurons épargné l’humiliation de voir la valeureuse Ovalie défaite par les Brittiches honnis, il m’est resté un peu de temps disponible… dont il fut hors de question de le perdre:

    Aussi et en vrac :

    >Jacques C, maintenant écartelé entre le diato’ et la BD, trouvant ‘irrésistible’ tel patronyme, à mes yeux purement fictif, vaguement bricolé pour la déco’ et la satisfaction de lecteurs quasi impubères:

    Katzenblummerswishundwagenplaftembomm

    Moi, qui suis d’une autre trempe et qui n’ai jamais versé dans les facilités simplettes des scénaristes/auteurs qui œuvrent dans la BD avec tous ses petits Miquets, éditée selon des tarifs scandaleux, j’ai trouvé d’autres satisfactions dans l’état-civil, l’une de ces responsabilités dont, trois mandats durant, j’ai eu la charge… et ça, ça ne relève pas de « l’irrépressible gondolage ».

    Pour preuve, la désignation d’un individu, notable, historique et raccord ici, peut aisément renvoyer aux oubliettes de la futile autant que vaine fantaisie votre ‘Katzenmachinchose’…
    Je veux parler de Jean Mitry (et de son PACIFIC 261)

    A l’état civil et en toute simplicité technique, Jean Mitry, c’était :

    En V.O :
    Jean-René-Pierre Goetgheluck Le Rouge Tillard des Acres de Presfontaines

    En V.F et, passant du batave au français, « goetgeluck » vaut pour « bonne chance » !
    ___________

    Puisque ‘mon chum du Canada’ n’a pas jugé bon de proposer à la clientèle le PACIFIC 231 de Mitry/Honegger, je le supplée sans déplaisir avec :

    D’autant qu’à sa sortie, j’étais encore au berceau et qu’il n’est jamais trop tard pour goûter de grands moments de cinématographie et autres émotions annexes.

    A ce propos, le Véto d’Orange trouve quelques pitoyables satisfactions avec Arthur H, le fiston promu, tandis que moi, inconditionnel du phrasé impeccable, j’ai longtemps pris mon pied avec la petite sœur, Azia… ensuite devenue autrement plus rock & roll et épatante, selon mes critères, les seuls recevables à ce jour :

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