J’en finis aujourd’hui avec les toponymes liés au feu (chap. I, chap. II, chap. III et chap. IV), avec des formations plus rares qui, là aussi, peuvent désigner des incendies volontaires pour la mise en culture, accidentels ou criminels mais qui peuvent également désigner de manière métaphorique des terres chauffées par le soleil ou particulièrement arides.
Flambé
Le verbe « flamber » est dérivé (XIIè sècle) de flambe, « feu clair » (mot employé jusqu’au XVIIè siècle), forme dissimilée de flamble, « flamme », issue du latin flammula, diminutif de flamma, « flamme ». « Flamber » a remplacé l’ancien verbe flammer (XIIIè siècle) qui venait du latin flammare.
Les toponymes issus directement de ce verbe sont très peu nombreux. On trouve un Mont Flambé à Crouay (Calv.), absent de la carte d’état-major mais présent dans une mise en vente en 1840, dont je n’ai pas pu trouver l’histoire et un Hameau ès Flambes à La Hague et à Vasteville (Manche) dont l’origine du nom m’échappe là aussi. On trouve quelques dérivés qui peuvent être rattachés à ce sens de « brûler » comme la Flamberie à Theurtéville-Bocage (Manche), déjà présente sur la carte de Cassini (f. 93, La Hougue, 1758) et qui était sans doute un atelier de forgeron (la manufacture Royale de Bains-les-Bians, dans les Vosges, où on travaillait le fer-blanc était aussi appelée la Flamberie). Le nom des Flambertins d’Orgeval et des Flambertins de Crespières (Yv.) comme celui de la Forêt des Flambertins, se rattache probablement à « flamber » pour désigner de terrains défrichés par le feu (mais un nom d’homme germanique du type Frambert, « vaillant-illustre », est aussi possible). Sur ce même verbe ont été formés divers patronymes comme Flambard, Flamin ou encore Flamion, à l’origine à leur tour de quelques toponymes.
On trouve enfin une Roque Flamme à Caunettes-en-Val (Aude – un rocher rouge ?), un lieu-dit Les Flammes et un Bois des Flammes à Xertigny (Vosges), un Mas des Flammes à Arles (B.-du-R.), un Vallon des Flammes au Val (Var) au pied du Cuit (639 m.) dont les noms montrent que les incendies n’y sont pas rares et enfin des Flammes de Pierres à Sentein (Ariège), qui sont des arêtes escarpées faisant penser à des flammes, à rapprocher de l’Arête des Flammes de Pierre à Chamonix (H.-Sav.).
Grillé
Le latin classique craticula, « petit gril », diminutif de cratis, « claie, grille », a donné l’ancien français gradille (fin du Xè siècle), graille (vers 1200) et greille (1372), désignant à l’origine un assemblage de barreaux entrecroisés utilisé pour l’exposition au feu (comme supplice dès le Xè siècle). Ce sens sera abandonné au profit du masculin « gril » (1393) tandis que le féminin « grille » désignera, par analogie de forme, la clôture formée de barreaux. C’est à partir du premier sens qu’a été formé le verbe « griller », d’abord « supplicier par le feu » (vers 1155) puis « brûler, détruire par le feu » (1180) et enfin « rôtir, cuire sur un gril » (1200). Le sens d’« entourer d’une grille » est apparu plus tard, à la fin du XVè siècle.
Il est très difficile ici de faire la distinction entre ce qui est clôturé par une grille et ce qui est brûlé. Et si on ajoute tous les lieux habités par des grillons (ancien français gril, greil … du latin grillus), les choses deviennent très difficiles à appréhender sauf à s’y prendre au cas par cas. Ainsi, les toponymes du type Gril ont-ils plus à voir avec le grillon qu’avec le gril et ceux du type Grillère (et ils sont plus de cent !) peuvent-ils évoquer un endroit chauffé par le soleil aussi bien qu’habité par les grillons.
On peut cependant imaginer que le Bois Grillé (Pantou, S.-et-M.), le Fief Grillé (Sainte-Soule, Ch.-M.), le Grillé (Pérignac, id. ; Combreux, Loiret …), le Pâtis Grillé (Guenrouet, L.-A.), le Pech Grillé (Calvignac, Lot) ou encore le Rocher Grillé ont tous à voir avec le feu, d’une manière ou d’une autre, sans oublier les féminins Combelle Grillée (Mirbel, H.-M.), la Grillée (Sainte-Marie-la-Blanche, C.-d’Or), la Groie Grillée (Tennie, Sarthe – groie : sol caillouteux).
Dans certains cas, notamment en montagne, grillé ou grillée a pu se dire d’un versant ou d’une côte bien exposés au soleil : on trouve ainsi des Costes Grillées à Saint-Hippolyte (Cantal). On pensera aussi aux lieux-dits Grille-Midi (Chiroubles, Fleurie, etc. Rhône) particulièrement chauffés par le soleil de midi.
Alors que le terme « grillerie » est considéré comme un néologisme récent (absent du CNRTL, du Robert et du Larousse), on le retrouve à plus de vingt exemplaires en toponymie, dont certains très anciens comme La Grillerie à Saint-Martin-d’Auxigny (Cher, attesté en 1681) ou encore Les Grilleries à Vivoin (Sarthe, attesté La Grillerie en 1060 selon le Dictionnaire topographique de la Sarthe d’E. Vallée, 1950) : il s’agissait sans doute d’ateliers de fabrication de grillages de fer.
Je termine ce rapide passage en revue avec les grillottes , des « terres légères où le blé est exposé à griller » selon le Pégorier (GTD*) qui le réserve au Centre de la France mais qu’on retrouve sous les formes (La ou Les) Grillotte(s) à plus de soixante exemplaires, très majoritairement dans le Doubs, l’Yonne, la Nièvre et la Saône-et-Loire (Bourgogne-Franche-Comté) et plus rarement dans le Grand-Est ou le Centre-Val-de-Loire.
Pour le plaisir, j’ajoute qu’autrefois les habitants de Damprichard (Doubs) étaient appelés les Grille-souris ou Cul-brûlés depuis que l’un d’eux avait incendié sa maison pour se débarrasser des souris. Il existe également un hameau Grille-Souris à Lonlay-l’Abbaye (Orne) mais je n’en connais pas l’histoire.
Rôti
Le verbe « rôtir » (attesté en 1487), d’abord rostir (vers 1155) est emprunté au germanique *raustjan, « faire griller à la broche », déduit de l’ancien haut allemand rôsten (cf. l’allemand rösten), lequel serait dérivé de rôst, nom masculin donnant le féminin rôste, « gril ». L’ancien provençal raustir comme l’italien arrostire viennent du même étymon, également passé au latin du Bas Empire par les garnisons franques des bords du Rhin. Quant à l’anglais to roast, il est repris de l’ancien français. Le verbe a d’abord eu un sens purement culinaire de « cuire à la broche ou au four » mais, dès 1190, il a pris le sens d’« exposer à une forte chaleur ».
Le déverbal rost donnant rôt est à l’origine de toponymes comme le Fond du Rôt (la Valla-en-Gier, Loire), les Rôts (Faverolles, Oise ; Chaudenay, S.-et-L. …), le Bois des Rôts (Lavau, Yonne) etc. Toutefois, certains de ces toponymes ne doivent pas être confondus avec les Rots issus du germanique raus, « roseau » comme la commune Rots du Calvados qui était Rausus en 876 ni avec des dérivés du germanique reudh, ruda, d’où roth ou rot « défrichement », mais sans rapport avec le feu, qui a donné par exemple le nom de Rott dans le Bas-Rhin et des toponymes comme de nombreux la Rotte. Enfin, selon le Pégorier (GTD*) rot peut avoir le sens de « terrain en pente rapide » dans le Doubs, d’où sans doute la Combe au Rot à Ornans.
Le participe passé est plus facilement identifiable et a été le plus souvent utilisé pour qualifier une terre particulièrement bien exposée à la chaleur du soleil, comme pour la célèbre Côte-Rôtie de la vallée du Rhône. On le trouve également au masculin comme Le Rôti (Saint-Jean-de-la-Fôret et Neuilly-le-Buisson, Orne etc.), Les Rotis (Bérigny, Manche) et de nombreux Champ Rôti, Mont Rôti etc. On trouve également des variantes avec –y terminal comme pour le Mont Rôty (Saint-Plancher, Manche ; Les Loges, S.-Mar. etc.), le Rosty (Saint-Martin-d’Aubigny, Manche), les Rostys (Saint-Arnoult-des-Bois, E.-et-L., Les Roustiz en 1445) etc. Cependant, pour certains de ces toponymes également il peut y avoir confusion avec des dérivés du germanique rüti, « défriché ».
Le dérivé rostier, « gril, rôtissoire » est à l’origine du nom de La Rothière (Aube, Cappella de Rosteria en 1104), du Rostier (Bourbriac, C.-d’A. etc.), des Rotiers (Saint-Patrice, I.-et-L. etc.), de la Rostière (Vautorte, May. etc), des Rostuères (saint-Denis-de-Gastines, May. etc.) etc. On leur ajoutera Les Rôtisseries (Boissettes, Sarthe, déjà le même nom en 1779), La Rôtisserie (Cellettes, L.-et-C. ; Marigny-Brizay, Vienne, La Routisserie en 1608) et Le Rôtissoir (Marigné-Peuton, May.).
Roussi
L’adjectif et nom d’abord ros (fin XIè siècle) puis rous (vers 1160) et enfin roux (XVIè siècle) est issu du latin russus, « rouge, fauve ». Sur cet adjectif a été formé le verbe roussir, d’abord au sens de « rendre roux » (vers 1278) puis de « faire devenir roux en brûlant légèrement par une forte chaleur ou par le froid » (1690) et « brûler superficiellement » (1802).
On trouve cet adjectif dans de nombreux toponymes du type (Le, La ou Les) Roussi(e–s) ou en complément dans des noms comme le Puech Roussi (Lacapelle-del-Fraisse, Cant.), la Côte Roussie (Rochefort-Samson, Dr.), ou encore les Champs Roussis (Couches, S.-et-L.). Il semble bien que le nom de Roussivau (Saint-Raphaël, Var), c’est-à-dire le « val roussi », soit dû à un ancien incendie
Les dérivés sont nombreux mais souvent trompeurs. Roussillon qualifie la couleur de la terre sans rapport avec le feu et peut être un patronyme, diminutif de « roux ». Roussière (plus de 650 toponymes en Pays-de-la-Loire, Centre-Val-de-Loire, Normandie etc.) désigne un lieu où poussent les roseaux ou la propriété d’un nommé Roux. Roussille ou Roussilhe (près de 140 toponymes en pays de langue d’oc) évoque le rouge-gorge (occitan rossilha) et peut aussi être un nom de famille.
Le nom des communes de Roussines (Char., de Rossinis en 1280 ; Indre, apud Rocinis en 1248) comme celui de Roussy (Cantal) sont issus du nom d’homme latin Russinus (DENLF*). Une autre étymologie a été proposée (TGF*), celle de l’oïl roncine, « jument de service » ou de l’occitan rossin, « cheval de service, cheval quelconque », pour distinguer une ferme qui avait un cheval de celles qui n’en avaient pas. Cela pourrait aussi expliquer le nom de Pisse-Roussines à Teyjat (Dord.)
Tosté
Le gallo-roman torrere, « brûler, griller, rôtir » a comme participe passé tostu, « brûlé », dont le féminin pluriel tostas (terras) est à l’origine de noms de lieux principalement en Normandie et en Bourgogne. On trouve ainsi les communes de Tostes (Eure, Sainte Anne de Totte en 1722), Tôtes (S.-Mar.) et de Thoste (C.-d’Or) (DENLF*). On rencontre également des lieux-dits Les Tostes (Bonneville-la-Louvet, Calv. –Tostae en 1219), Tôtes (L’Oudon, Saint-Pierre-en-Auge id. ; Glomel, C.-d’A. ; Bougey, H.-Saône, etc.) ou encore La Tosterie (Gouvets, Manche). Toutefois, pour certains de ces toponymes, E. Nègre (TGF*) a avancé l’hypothèse d’un nom d’homme germanique Totta(s) qui aurait subi l’influence de toster, « brûler », hypothèse qui ne semble pas avoir été suivie.
Le nom de Tostat (H.-P., Tostad en 1285) semble venir lui aussi du participe passé tostado, « brûlé », et on pourrait en rapprocher le nom du Quartier Toustet d’Espoey (P.-A.), des Toustets (Beuste, id.) et de la Coumbo Toustette à Massegros Causses Gorges (Loz.)

La devinette
Il vous faudra trouver un lieu dit de France métropolitaine qui aurait pu figurer dans le billet du jour.
Ce toponyme, lié au feu, ne présente aucune ambiguïté étymologique.
Le nom de la commune qui l’abrite est composé d’un nom générique de cours d’eau accompagné d’un nom de personne germanique.
Plusieurs histoires ont été inventées pour expliquer le nom de cette commune. L’une d’entre elles pourrait être illustrée ainsi :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr
Un intrus est resté seul sur le podium des « solutionneurs » de ma dernière devinette. Félicitations à lui tout seul !













Les toponymes du type Brûlot, qui sont plus de trois cents, sont plus difficiles à analyser. Si le Pégorier (GTD*), suivi par Charles Higounet (Toponymie et défrichements médiévaux et modernes en Europe occidentale et centrale, éd. Presses Universitaires du Midi, 2020) leur donne bien le sens de « lieu défriché par le feu », particulièrement dans les Landes, on ne doit pas oublier que l’ancien français brulot est défini par Godefroy comme un « diminutif de broil, bois » (et je ne parle pas du « petit bâtiment bourré de matières inflammables que l’on utilisait pour incendier les vaisseaux adverses » qui n’a rien à faire ici). Brulot ou Brûlot est également un patronyme, ce qui complique l’interprétation des toponymes – sauf pour les Brulotte, Bruloterie ou Brulotière qui désignent la propriété d’un nommé Brulot. On ne trouve curieusement aucun lieu-dit Brûlot dans les Landes, la majorité d’entre eux se trouvant en Vendée, Charente-Maritime et Loire-Atlantique et d’autres en Normandie, Bretagne, etc.
H. Sutter (




Sans surprise, ce sont les toponymes formés sur le participe passé brûlé qui sont de loin les plus nombreux (au moins huit mille rien qu’en France métropolitaine ! ). La plupart d’entre eux, qu’ils soient au masculin (Le ou Les) Brûlé(s) ou au féminin (La ou Les) Brûlée(s), ne présentent pas grand intérêt : il s’agit le plus souvent de terres défrichées par le feu ou, plus rarement, d’incendies criminels provoqués par des guerres. Mes lecteurs les plus attentifs se souviennent peut-être qu’ « au XIIIè siècle, le duc de Bourgogne Eudes III avait fait bâtir une léproserie à Nuits-Saint-Georges (C.-d’Or), lors de l’affranchissement de la ville ; le lieu-dit Les Maladières garde le souvenir de ces bâtiments qui furent ravagés par un incendie lors des Guerres de Religion, comme le rappelle le lieu-dit voisin, Les Brûlées ». Cet exemple n’est bien sûr pas unique, comme en témoigne les dizaines de Maison Brûlée, de Château Brûlé, de Village Brûlé ou encore de Lieu Brûlé. On notera au passage que l’Histoire ne semble pas avoir retenu l’explication du qualificatif donné à 
Les toponymes issus de ce substantif sont nettement moins nombreux que les précédents. Ils sont généralement sans surprise, désignant généralement un espace de bois ou de bruyère détruit par le feu. Les plus représentés étant (Le ou Les) Brûlis suivis des Bois du Brûlis et des Champs du Brûlis. Il y a de Grands Brûlis et de Petits Brûlis. On rencontre ce type de toponymes principalement dans le Berry, en Sologne, dans les Ardennes, dans l’Aunis et en Saintonge. On remarque un Étang des Brûlis à Jouet-sur-Aubois (Cher) qui était l’estang neuf des Bruleis en 1500.






■ une grande partie de l’action des Âmes fortes, de Jean Giono, se passe à Châtillon-en-Diois.



Les toponymes du type (Les) Arcis sont de loin les plus nombreux : le fichier FANTOIR en compte plus de deux cents, sans compter une trentaine de féminins (L’ ou Les) Arcie(s) et d’autres variantes plus rares. Les risques de confusion avec d’autres étymologies sont, là aussi, possibles et seules les formes anciennes du nom ou l’histoire locale peuvent permettre de lever le doute. Les Arsis à Magrie (Aude, Als Arsitz en 1289) et Les Arcis à Verdun-en-Lauragais (Aude, Arsis, en 1771) ; Les Arsis à Marseilles-lès-Aubigny (Cher, le Chezeau des Arzseis en 1410) ; Arcey à Sombernon (C.-d’Or, villa que vocatur Arceis en 1017) ; Les Arsiz à Saint-Denis-d’Augeron (Eure, même nom en 1219) ; Les Arcis à Vielprat (H.-L., in Arcis en 1310) ; Les Arsis à Louvigné (May., « bois défriché vers 1863 » précise le Dictionnaire topographique du département) ; Arcé-Fays à Vaubecourt (Meuse, Arcy-Fay en 1312; avec fay du latin fagetum, « hêtraie ») ; Les Arcis à Asnières-sur-Vèbre, Sarthe, Les Arsis en 1572), L’Arcis à Saint-Christophe-du-Jambet (Sarthe, l’Arsi en 1801) et le redondant Arcis-Brûlé à Mayet (Sarthe, Larcy-Brûlé en 1765) ; Les Arcis à Montmorillon (Vienne, Les Arsis au XIIè siècle) ; Les Archis à Charbuy (Yonne) etc. sont tous à coup sûr des endroits brûlés de quelque manière que ce soit. On trouve une variante dans le nom des féminins Les Arcies à Boisseuil (Dord.) et Archies à Val-de-Louyre-et-Caudeau (Dord., Arsis en 1785), dans celui des Arcisses à Chambon-sur-Lignon (H.-L., Larcisse en 1888), dans celui de L’Arcille à Touchay (Cher, L’Arsille en 1768, un diminutif), dans celui des Arcissas à Saint-Georges-Lagricol (H.-L., suffixe augmentatif –às) et dans celui de Larcis à Antrenas (Loz) qui a subi l’agglutination de l’article. On peut leur ajouter le nom de la commune nouvelle d’Arcisses (E.-et-L.) qui était à l’origine celui d’un hameau de l’ancienne commune de Brunelles appelé Arsiz en 1120, défriché par les moines de l’abbaye de Thiron. En revanche, Les Arcis à Chaumes-en-Brie (S.-et-M., Arcisius en 1005 et Arciacum en 1189), Arcis-sur-Aube (Aube, Artiaca au IVè siècle et Archiacum au VIè siècle) et Arcis-le-Ponsart (Marne, Arseium au XIè siècle et Arciacum en 1209) sont plus sûrement issus du nom d’homme gaulois Artos (« Ours ») ou gallo-romain Artius. Pour certains de ces noms, on peut envisager le celtique *artu, « pierre » : ce serait le cas pour Arcis-sur-Aube selon P.-H. Billy (DNLF*). Reste le nom de l’Arcis, un ruisseau des Pyrénées-Atlantiques et du Gers, dont le nom est attesté l’aygue aperade lo Arsiis en 1538 dont il est difficile de savoir s’il a pris le nom d’un lieu défriché par le feu ou s’il le doit là aussi au nom d’homme Artius ou au celtique *artu.

