Je poursuis comme promis mon exploration des toponymes issus du verbe « brûler » commencée dans ce billet.
Brûlot et Brûlon
Les toponymes du type Brûlot, qui sont plus de trois cents, sont plus difficiles à analyser. Si le Pégorier (GTD*), suivi par Charles Higounet (Toponymie et défrichements médiévaux et modernes en Europe occidentale et centrale, éd. Presses Universitaires du Midi, 2020) leur donne bien le sens de « lieu défriché par le feu », particulièrement dans les Landes, on ne doit pas oublier que l’ancien français brulot est défini par Godefroy comme un « diminutif de broil, bois » (et je ne parle pas du « petit bâtiment bourré de matières inflammables que l’on utilisait pour incendier les vaisseaux adverses » qui n’a rien à faire ici). Brulot ou Brûlot est également un patronyme, ce qui complique l’interprétation des toponymes – sauf pour les Brulotte, Bruloterie ou Brulotière qui désignent la propriété d’un nommé Brulot. On ne trouve curieusement aucun lieu-dit Brûlot dans les Landes, la majorité d’entre eux se trouvant en Vendée, Charente-Maritime et Loire-Atlantique et d’autres en Normandie, Bretagne, etc.
Enfin, on n’oubliera ni le brûlot d’Armagnac ni le brûlot charentais – qui n’ont rien de toponymes.
Selon le Pégorier (GTD*), un brûlon désignerait un« terrain sableux brûlant » en Anjou, définition et aire de répartition sans doute trop restrictives. En effet, même si on trouve plus de cent cinquante (Le ou Les) Brulons dans le Maine-et-Loire, on en trouve bien plus dans d’autres départements des Pays-de-la-Loire, du Centre-Val-de-Loire, de Nouvelle-Aquitaine, de Bretagne et de Normandie. Étymologiquement issu du verbe brusler et suffixe –on, le brulon a pu désigner, dans ces régions, une terre défrichée par le feu ou une lande victime de feux de broussailles. Devenu lui aussi nom de famille, il est à l’origine de noms comme La Brulonnerie, La Brulonnière ou Le ou La Brulonnais.
Le nom de la commune sarthoise de Brûlon, attesté Bricilonum au VIe siècle, Bruciron sur une monnaie mérovingienne du VIIe siècle et in condita Bruslondense en 814, a donné lieu à plusieurs interprétations. Dauzat & Rostaing (DENLF*) y voient un nom d’homme gallo-romain *Bricillus, diminutif de Briccius et suffixe –onem, hypothèse appuyée par X. Delamarre (NLCEA*) qui opte pour le nom d’homme gaulois *Bricillus fait sur Briccus. E. Nègre (TGF*) se contente d’un prudent pré-celtique *bricil– « d’origine et sens incertain » et suffixe celtique –one. De son côté, Gérad Taverdet (NLM*) penche pour un dérivé de bruca, « bruyère » sous la forme brica, qui aurait subi l’influence de brûler.
Brûlerie et Brûleur
La brûlerie, dont le premier sens était celui d’« action de brûler », a désigné, dès le XVIIIè siècle « le lieu où l’on brûle du vin pour en faire de l’eau-de-vie ; fabrique d’eau-de-vie ». On trouve plus de 200 lieux-dits (La ou Les) Brûleries pour lesquels seules les formes anciennes et leur date d’apparition peuvent aider à savoir de quoi il s’agit. Ainsi, pour ne citer que quelques exemples : Les Brûleries de Dixmont (Yonne) qui étaient Les Brulis en 1753 étaient des terres défrichées tandis que La Brûlerie de Rogny (id.) qui était La Bruslerye dès 1678 a probablement été victime d’un incendie et que Les Brûleries du Val-d’Ocre (id.) mentionnées comme « tuilerie » dans le Dictionnaire topographique de l’Yonne (Max Quantin, 1862) devaient leur nom aux fours. En revanche, il est fort probable que Les Vignes de la Brûlerie à Sancergues (Cher) produisaient le vin qui serait mis à distiller.
Pour s’occuper d’un tel atelier de distillation ou pour aller de ferme en ferme proposer ses services de bouilleur de cru, il fallait bien un brûleur, d’où par exemple la Cave au Brûleur à Moitron (C.-d’Or) . Ce nom est devenu nom de famille d’où une petite dizaine de de Le (Petit) Brûleur mais une seule La Brûleuse (Saint-Pôtan, C.-d’A.). L’occitan connaissait lui aussi le brulaire d’aigo-ardènt, le « distillateur d’eau-de-vie », d’où quelques La ou Les Brulaire(s) en Haute-Loire et dans le Cantal, qui peuvent aussi tout simplement désigner des endroits incendiés.
Plus tard, « brûlerie » a pu aussi désigner un atelier de torréfaction du café, comme à la Brûlerie Saint-Jacques parisienne.
Beaucoup plus rare, le brûloir, « réchaud sur lequel tourne un cylindre ou une sphère en tôle pour griller le café en grain » a donné son nom, par métonymie, à une dizaine de Le ou Les Brûloirs et quatre La ou Les Brûloires (Pays-de-la-Loire, Bourgogne-Franche-Comté etc.).
Burla et Bourla
Mentionnés dans le Trésor du Félibrige (TDF*) comme des variantes de brula, « brûler », les verbes burla, employé en Gascogne, et bourla, employé en Auvergne et en Limousin, sont à l’origine de quelques toponymes. Il faut examiner ces derniers avec beaucoup d’attention puisque quelques paronymes peuvent les expliquer.
On trouve en Nouvelle-Aquitaine une douzaine de toponymes du type Burlat, qu’on peut traduire par « brûlé » comme pour les quelques Bois Burlat (Lougratte, L.-et-G etc.) et les deux Moulin Burlat (Clairac et Coulx, id.). On ajoutera une dizaine de La ou Les Burlades, là aussi principalement dans le Lot-et-Garonne. Cette étymologie toute simple ne semble toutefois pas avoir convaincu E. Nègre qui explique le nom de la commune de Burlats (Tarn) qui était Burlato vers 972, Burlas en 1118 et Burlacio 1384, par le participe passé de l’occitan burlar, qui a dû avoir le sens de « railler » puisque c’est un dérivé de burla, « raillerie ». Le sens de (mas) burlat serait «(hameau) objet de raillerie » mis au pluriel tardivement. Cette explication est d’autant plus surprenante que, à l’entrée burla, F. Mistral renvoie à bourla (railler) et brula (brûler) et que, si elle était exacte, cela ferait quand même beaucoup d’endroits soumis à a raillerie…
En Auvergne-Rhône-Alpes, ce sont La ou Les Bourlarte(s) et La ou Les Bourlade(s) qu’on rencontre à moins de vingt reprises, notamment en Haute-Loire, auxquelles ont ajoutera deux Bourladis (Soursac, Corr. ; Saint-Vert, H.-L.), deux Les Bourladis (Aix, Corr. , Avèze, P.-de-D.) et deux Bourlady (Cistrières, H.-et-L. ; Sauxillanges, P.-de-D.), des noms que F. Mistral donne comme synonymes de bruladis, « dégât d’un incendie, bois incendié ».
H. Sutter (site) mentionne le patois savoyard borlâ, bourlâ, « brûler », d’où bourlo, « brûlé », qui serait à l’origine de plusieurs toponymes dans le Valais suisse et du nom de La Burle, un alpage de La Giettaz en Savoie. Le Pégorier (GTD*) signale en effet le terme burlaie, « terre défrichée, en Suisse », mais qui ne semble pas avoir été productif en France. À Châtillon-sur-Colmont (May.), La Burlaie, la Grande Burlaie et la Petite Burlaie (notées Les Burlaies sur la carte de Cassini de 1769) peuvent relever de plusieurs étymologies : le défrichement par le feu, comme en Suisse ; une cressonnière (gaulois berula, « berle » et suffixe collectif –etum) ; un lieu où poussent les digitales (patois burlu et collectif –aie) ; les terres d’un nommé Burle etc.
En Gascogne, et plus précisément à Nérac (L.-et-G.), on trouve le lieu-dit Burle Pachet, soit le « brûle pieu ou paisseau » ( échalas à vigne), qui existe aussi en seul mot Burlepachet à Cuq (id.), tandis qu’on trouve un simple La Burle à Pontenix-les-Forges (Landes).
Mais attention !, outre une métathèse de « brûle », le terme burle peut avoir plusieurs étymologies et sens fort divers :
- le pré-indo-européen *bur, suffixé en –ula, a donné des hydronymes entre Causses et Cévennes, comme le Burle du Jaoul et le Burle de Gressentis, affluents de la Virenque ;
- la burle désigne un vent froid des Cévennes et des plateaux du Vivarais et un peu de la Drôme, violent et fauteurs de congères. Elle a marqué suffisamment les esprits pour avoir donné son nom au Suc de Burle, au Chambon en Ardèche, à la Burle à Rogues (Gard), à Labeaume (Ardc.) et à quelques autres ;
- burle, on l’a vu, peut être issu de l’occitan burla, « railler », et a pu devenir patronyme pour désigner le « moqueur », d’où aussi des noms de lieux du type (La) Burlière, présents également hors du domaine occitan (mais qui peuvent aussi désigner des endroits où souffle la burle).
- burle est également un ancien jeu de boules languedocien, équivalent du jeu du bouchon selon F. Mistral qui donne La Burlière comme nom d’« endroit où on joue aux boules » — ce qui fait beaucoup d’étymologies possibles pour un simple nom de lieu.
… et Brulu ?
Si vous avez bien lu les deux billets consacrés aux dérivés de « brûler », vous avez vu passer des Brûlats, des Brûlés, des Brûlis, des Brûlots et même des Brûlys. « Et les Brulus ? », me demanderez vous. Eh bien, les Brulus sont bretons et n’ont rien à voir avec le feu. Brulu est en effet le nom breton de la digitale, que l’on retrouve dans quelques microtoponymes comme Bruluec, avec le suffixe collectif –ec , à Lopérec, Lennon, Pleyber-Christ etc. dans le Finistère ou, avec une métathèse, Coat Burluec à Saint-Laurent (C.-d’A. – avec coat, « bois »).
Le breton et le basque
Le breton parle de maradeg pour désigner l’écobuage, le défrichement par le feu. On retrouve ce terme dans les noms du Parc Maradec (Pédernec, C.-d’A.), de Coz Maradec (Plourivo, id.), d’Armaradec (Prat, id.) et de Brenguelven Maradeg (Landudec, Fin. – Brenguelven : la colline d’un nommé Gelvenn).
Le basque moderne dit labaki pour « défrichement » et « brûlis, écobuage » (à rapprocher de labe, « four »). Ce radical lab-, auquel J.-B. Orpustan (Higounet, Charles, éditeur. Toponymie et défrichements. Presses universitaires du Midi, Comité départemental du tourisme du Gers, 1988 – pp. 111-116) donne le sens d’« écobuage », se retrouve peut-être dans l’ancien nom de Bayonne sous la forme latinisée Lapurdum, en composition avec urd, « plateau », qui a aussi donné son nom au Labourd. Le nom de Labets-Biscaye(P.-A.) pourrait être issu de ce même lab– accompagné du suffixe collectif -(e)tz.
*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.
PS : ne vous réjouissez pas trop vite : si tout va bien, un cinquième (et dernier, promis) billet sur ce thème devrait être publié dimanche prochain.

La devinette
Il vous faudra trouver un lieu-dit de France métropolitaine qui aurait pu trouver sa place dans ce billet.
Il est situé dans une commune dont le nom évoque la forme que lui ont donnée les Gaulois en s’y établissant.
J’ai parlé ici de cette commune à propos d’un de ses lieux-dits au nom évocateur d’un taillis épais habité par un animal.
Le canton a été nommé en référence à la rivière qui y coule et au pays dans lequel il se situe, lequel doit son nom aux Gaulois qui l’habitaient.
Son bureau centralisateur doit son nom à celui d’un homme lui aussi gaulois.
Quant au nom du chef-lieu d’arrondissement, bordé par la rivière sus-citée, il est aussi d’origine gauloise, désignant une construction.
Un indice pour la commune :

Réponse attendue chez leveto@sfr





Sans surprise, ce sont les toponymes formés sur le participe passé brûlé qui sont de loin les plus nombreux (au moins huit mille rien qu’en France métropolitaine ! ). La plupart d’entre eux, qu’ils soient au masculin (Le ou Les) Brûlé(s) ou au féminin (La ou Les) Brûlée(s), ne présentent pas grand intérêt : il s’agit le plus souvent de terres défrichées par le feu ou, plus rarement, d’incendies criminels provoqués par des guerres. Mes lecteurs les plus attentifs se souviennent peut-être qu’ « au XIIIè siècle, le duc de Bourgogne Eudes III avait fait bâtir une léproserie à Nuits-Saint-Georges (C.-d’Or), lors de l’affranchissement de la ville ; le lieu-dit Les Maladières garde le souvenir de ces bâtiments qui furent ravagés par un incendie lors des Guerres de Religion, comme le rappelle le lieu-dit voisin, Les Brûlées ». Cet exemple n’est bien sûr pas unique, comme en témoigne les dizaines de Maison Brûlée, de Château Brûlé, de Village Brûlé ou encore de Lieu Brûlé. On notera au passage que l’Histoire ne semble pas avoir retenu l’explication du qualificatif donné à 
Les toponymes issus de ce substantif sont nettement moins nombreux que les précédents. Ils sont généralement sans surprise, désignant généralement un espace de bois ou de bruyère détruit par le feu. Les plus représentés étant (Le ou Les) Brûlis suivis des Bois du Brûlis et des Champs du Brûlis. Il y a de Grands Brûlis et de Petits Brûlis. On rencontre ce type de toponymes principalement dans le Berry, en Sologne, dans les Ardennes, dans l’Aunis et en Saintonge. On remarque un Étang des Brûlis à Jouet-sur-Aubois (Cher) qui était l’estang neuf des Bruleis en 1500.






■ une grande partie de l’action des Âmes fortes, de Jean Giono, se passe à Châtillon-en-Diois.



Les toponymes du type (Les) Arcis sont de loin les plus nombreux : le fichier FANTOIR en compte plus de deux cents, sans compter une trentaine de féminins (L’ ou Les) Arcie(s) et d’autres variantes plus rares. Les risques de confusion avec d’autres étymologies sont, là aussi, possibles et seules les formes anciennes du nom ou l’histoire locale peuvent permettre de lever le doute. Les Arsis à Magrie (Aude, Als Arsitz en 1289) et Les Arcis à Verdun-en-Lauragais (Aude, Arsis, en 1771) ; Les Arsis à Marseilles-lès-Aubigny (Cher, le Chezeau des Arzseis en 1410) ; Arcey à Sombernon (C.-d’Or, villa que vocatur Arceis en 1017) ; Les Arsiz à Saint-Denis-d’Augeron (Eure, même nom en 1219) ; Les Arcis à Vielprat (H.-L., in Arcis en 1310) ; Les Arsis à Louvigné (May., « bois défriché vers 1863 » précise le Dictionnaire topographique du département) ; Arcé-Fays à Vaubecourt (Meuse, Arcy-Fay en 1312; avec fay du latin fagetum, « hêtraie ») ; Les Arcis à Asnières-sur-Vèbre, Sarthe, Les Arsis en 1572), L’Arcis à Saint-Christophe-du-Jambet (Sarthe, l’Arsi en 1801) et le redondant Arcis-Brûlé à Mayet (Sarthe, Larcy-Brûlé en 1765) ; Les Arcis à Montmorillon (Vienne, Les Arsis au XIIè siècle) ; Les Archis à Charbuy (Yonne) etc. sont tous à coup sûr des endroits brûlés de quelque manière que ce soit. On trouve une variante dans le nom des féminins Les Arcies à Boisseuil (Dord.) et Archies à Val-de-Louyre-et-Caudeau (Dord., Arsis en 1785), dans celui des Arcisses à Chambon-sur-Lignon (H.-L., Larcisse en 1888), dans celui de L’Arcille à Touchay (Cher, L’Arsille en 1768, un diminutif), dans celui des Arcissas à Saint-Georges-Lagricol (H.-L., suffixe augmentatif –às) et dans celui de Larcis à Antrenas (Loz) qui a subi l’agglutination de l’article. On peut leur ajouter le nom de la commune nouvelle d’Arcisses (E.-et-L.) qui était à l’origine celui d’un hameau de l’ancienne commune de Brunelles appelé Arsiz en 1120, défriché par les moines de l’abbaye de Thiron. En revanche, Les Arcis à Chaumes-en-Brie (S.-et-M., Arcisius en 1005 et Arciacum en 1189), Arcis-sur-Aube (Aube, Artiaca au IVè siècle et Archiacum au VIè siècle) et Arcis-le-Ponsart (Marne, Arseium au XIè siècle et Arciacum en 1209) sont plus sûrement issus du nom d’homme gaulois Artos (« Ours ») ou gallo-romain Artius. Pour certains de ces noms, on peut envisager le celtique *artu, « pierre » : ce serait le cas pour Arcis-sur-Aube selon P.-H. Billy (DNLF*). Reste le nom de l’Arcis, un ruisseau des Pyrénées-Atlantiques et du Gers, dont le nom est attesté l’aygue aperade lo Arsiis en 1538 dont il est difficile de savoir s’il a pris le nom d’un lieu défriché par le feu ou s’il le doit là aussi au nom d’homme Artius ou au celtique *artu.











Pour d’autres usclades, il faut envisager le sens de landes ou de forêts brûlées pour le défrichement. C’est le cas pour la commune d’ Usclades-et-Rieutord en Ardèche (Uscladas en 1478), de Las Uscladas à Saint-Guilhem-le-Désert (Hér. , Las Usclades en 1748), Les Usclas à Chambon (H.-L), Les Usclas à Orcières (H.-A., Locus de Usclatis en 1529), l’Usclat, un quartier de Charens (Dr., L’Husclas en 1832), le Bois de l’Usclat à Aydius (P.-A.) etc. Plusieurs noms composés peuvent aussi se rattacher à cette forme de défrichement ou d’écobuage : Montusclat à Sagnes-et-Goudoulet (Ardc.) est situé sur un versant déboisé de la forêt de Goudoulet ; Montusclat à Saint-André-de-Vivarais (même dépt.) est dans une zone déboisée ; Cliousclat (Dr.) qui était Clium Usclati en 1519 et Cura Clivis Usclati en 1540, à comprendre comme un ancien clivus ustulatus, « versant brûlé », ce qui correspond à la situation de la commune à la limite d’une zone boisée ; Serusclat à Chomérac (Ardc.) était Serre Usclat en 1464, « serre brûlée » (avec serre, « crête de montagne allongée ») ; Chanusclade à Vèze (Cantal), dont le nom est monté au col de Chanusclade, avec chan, variante locale de calm, sommet plat d’une montagne, plateau rocheux et, par extension, terrain pauvre, lande de bruyère. une variante avec les noms de L’Uscladis à Sainte-Camelle (Aude, Lescladis en 1781) et de L’Uscladis à Albepierre-Bredons (Cantal, l’Euscladys en 1698)







