Les indices du mardi 9 décembre 2025

TRS m’a très vite donné la réponse à ma dernière devinette. Il a été suivi par LGF. Félicitations à tous les deux !

Rappel de l’énoncé :

Il vous faudra trouver un lieu-dit de France métropolitaine dont le nom est lié aux mots du jour[mazuc].

Il est situé dans une commune dont le nom est issu de celui d’un homme latin. Créée pendant la Révolution française, elle a fusionné avec sa voisine un demi siècle plus tard, avant de reprendre son autonomie plus d’un siècle après.

Le nom du canton associe celui d’un relief particulier à celui d’une petite région naturelle. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le déterminant du nom de son bureau centralisateur n’est pas un nom de cours d’eau mais celui d’un ancien village, issu d’un très vieux radical désignant un lieu humide.

Les indices du mardi

Je n’avais pas accompagné cet énoncé d’indices puisque, la région étant connue par l’implantation limitée du mot, cela me semblait peu nécessaire.

Allons-y donc pour les indices du mardi :

■ le nom à trouver est celui d’un relief arrondi déterminé par le nom, lié aux mots du billet, de son propriétaire.

■ Le relief qui donne une partie de son nom au canton est particulièrement difficile d’accès.  La petite région naturelle qui donne l’autre partie de son nom au canton est un château d’eau : plusieurs rivières y prennent leur source et des barrages y ont été aménagés.

■ Les Gaulois qui peuplaient la région étaient réputés être des guerriers au sang chaud.

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Mazuc et mazut

Dérivé de mansus, le terme masuc est employé, notamment en Rouergue, pour désigner ce qu’on appelle buron en Auvergne. Bâtiment tout en longueur au milieu des prés, il sert, depuis qu’on fait transhumer les vaches, à la confection des fromages de montagne (comme le Cantal ou le Laguiole). Cependant, déjà à la fin du siècle dernier, « les derniers mazucs de l’Aubrac ne fournissaient plus que 25 tonnes de fourmes » (D. Crozes, Le Laguiole. Une lame de légende, 1996).

(d’après photo – J. Roubier)

F. Mistral (TDF*) définissait le mazuc comme un « chalet, laiterie, cabane où on manipule le fromage, en Rouergue » et précise que le nom est devenu nom de famille. Le Pégorier (GTD*) définit mazuc comme une « cave à beurre ou à fromage à côté d’une jasse [abri pour le berger ou enclos où l’on parque le bétail en montagne] ou d’un orri [cabane de berger] ». Le Littré nous parle du « nom, dans l’Aubrac, de huttes construites avec de fortes perches de hêtre recouvertes de mottes de terre ou de gazon, huttes où l’on prépare le beurre et le fromage ». Mais, tout comme le buron, le masuc, diminutif en -uc (latin -ucu) de mas, a eu un sens bien moins spécialisé, désignant plus simplement un habitat rudimentaire, une modeste habitation. Masuc est attesté dans ce sens là dès 1535 où on trouve écrit  « leur petite maisonnete, appellee mazuc ».

Ce terme est à l’origine de toponymes et de patronymes (cf. Émile Mazuc, auteur d’une Grammaire languedocienne publiée en 1899), ce qui explique sa dispersion dans des zones extérieures au Rouergue d’origine.

On rencontre plus de trente lieux-dits nommés (Le ou Les) Mazuc(s), quasiment tous en Occitanie (plus de la moitié en Aveyron, sept dans le Lot, deux en Lozère, dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne) et seulement deux en Auvergne-Rhône-Alpes. Une graphie francisée est à l’origine de la Mazuque à Coubisou et à Soulages-Bonneval en Aveyron, à Dégagnac dans le Lot et du diminutif le Mazuquet (ce qui fait un double diminutif, c’était vraiment tout petit !) à Rignac dans le Lot. On leur ajoutera l’adjectif mazucal, à l’origine de trois toponymes Les Mazucals dans le Lot, signalant la propriété d’un nommé Mazuc.

Mes amitiés à la famille Bras, souvenir d’un (trop court) séjour estudiantin à Laguiole

Dans certains cas, la consonne c a avancé son point d’articulation à t (le TDF* de F. Mistral donne par exemple atí pour aquí, chastun pour chascun etc. dans le Velay) : mazuc est ainsi à l’origine de mazut.

On rencontre, là aussi, une trentaine de lieux-dits (Le ou Les) Mazut(s) dont près de vingt dans le Lot, quatre dans le Cantal, deux en Aveyron, et un en Lozère. Le nom, devenu patronyme, a voyagé, d’où Le Mazut à Daglan en Dordogne et Mazut et Grande Plaine à Fontarèches dans le Gard ainsi que, formé sur le nom du propriétaire, La Mazutière à Saint-Marcouf dans le Calvados (il faudra qu’on m’explique pourquoi un Aveyronais nommé Mazut peut envisager de s’installer en Normandie). Cependant, ce dernier nom n’existe que dans le fichier Fantoir et est absent des cartes IGN et de la liste des rues donnée par la mairie …

On ajoutera enfin une forme encore plus rare, avec amuïssement du c final, donnant Le Mazue au Clapier (Av.) et à Itzac (Tarn) et Le Mazue d’Hérals à Albaret-le-Comtal (Loz., écrit Mazuc d’Héral sur la carte IGN).

Enfin, le fichier FANTOIR signale Le Masut à Camps-Saint-Mathurin-Léobazel (Corr.) et Le Masuc à Chauchailles (Loz.), absents du fichier IGN et introuvables sur les cartes (raisons pour lesquelles je n’en ferai pas ma devinette).

(Et, non, pas de poêle à Mazut.)

Et, puisque tout devrait finir en chanson (paroles) :

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

La devinette

Il vous faudra trouver un lieu-dit de France métropolitaine dont le nom est lié aux mots du jour.

Il est situé dans une commune dont le nom est issu de celui d’un homme latin. Créée pendant la Révolution française, elle a fusionné avec sa voisine un demi siècle plus tard, avant de reprendre son autonomie plus d’un siècle après.

Le nom du canton associe celui d’un relief particulier à celui d’une petite région naturelle. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, le déterminant du nom de son bureau centralisateur n’est pas un nom de cours d’eau mais celui d’un ancien village, issu d’un très vieux radical désignant un lieu humide.

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Mécrel à Bazoches-sur-Hoëne (Orne) : la répàladev

Un Intrus et TRS ont été rejoints par LGF sur le podium des découvreurs de la solution de ma dernière devinette. Bravo à tous les trois !

Il fallait trouver le lieu-dit Mécrel à Bazoches-sur-Hoëne dans la canton de Mortagne-au-Perche, dans l’Orne.

Bazoches-sur-Hoëne, ici :

Mecrel, là :

La toponymie

Mécrel : écrit Mequerel sur la carte de Cassini (f. 63, Alençon, 1769), il s’agit d’une variante de maquerel. Le fichier FANTOIR indique que le lieu-dit originel a été divisé en Fond de Mecrel, Haut Mecrel, Le Bas Mecrel, Le Haut Mecrel et Mecrel

Bazoches-sur-Hoëne

Bazoches : le terme bazoche est le résultat de l’évolution du latin basilica dans les parlers du Centre et désigne une église. Pour en savoir plus sur ce basilica, vous pouvez consulter ce billet.

Hoëne : vraisemblablement formé avec le suffixe hydronymique gaulois *ona sur une racine pré-celtique *od, comme pour l’Huisne qui coule non loin de là et qui était Idonia, Idona, Idonea au IXè siècle, Odona en 927 et 954 puis Idoneum vers 940-960 ou encore comme pour Ouanne, commune de l’Yonne, qui était Odouna au IIè siècle puis Odona au VIè siècle, du nom de la rivière qui la traverse.

Mortagne-au-Perche :

Mortagne : le nom de la ville est attesté Mauritania vers 1070. Il est formé sur l’ethnique latin Mauritani accompagné du suffixe –ia, pour désigner une colonie ou une troupe de Maures installés là depuis plusieurs siècles. Maures désigne ici des représentants d’un peuple à la peau foncée, sans être forcément originaires de l’ancienne Mauritanie. La forme normande du nom est Moretaine en 1198 et la française, Mortaigne en 1370. Entre 1818 et 1829, le nom de la ville sera accompagné de celui de l’Huisne, la rivière qui coule à plus de cinq kilomètres au sud : ce sera Mortagne-sur-Huisne. Plus tard, on remplacera le nom de la rivière par celui du pays : le nom de Mortagne-au-Perche sera officialisé en 1923. Je parlais de Mortagne dans un article consacré aux Maures et Sarrasins.

Perche :   le nom de ce pays est attesté pagi quem Pertensim vocant en 587-90 chez Grégoire de Tours. On sait que la forêt du Perche s’étendait, au XIIè siècle, sur l’ensemble du territoire bordé par l’Iton, le Loir et l’Eure – il n’en reste guère aujourd’hui que la forêt de Bellême jouxtant celle de Perseigne. En 1768, J. J. Expilly (Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France) expliquait que le nom de Perticus avait été donné à ce pays par les Romains à cause de la beauté des arbres qui le couvraient. Le nom Pertensim est formé sur le gaulois *perta,  « bois de chêne », féminin issu de l’indo-européen *perkus, « chêne » (comme je l’expliquais à propos du Perthois). Au milieu du IXè siècle, apparait le nom in Pertico, formé avec le suffixe gaulois –icu sur l’étymon gaulois *perta. C’est de cette forme que provient directement  le masculin Perche attesté en 1260. L’interprétation étymologique proposée par E. Nègre, basée sur un hypothétique *Perticus (pagus), « pays partagé, à la perche, entre les vétérans d’une colonia », est certes ingénieuse mais on peut trouver étonnant qu’un territoire aussi vaste ait pu être mesuré à la perche (la perche romaine, pertica, valait environ trois mètres).

Les indices

■ la vidéo de Vetty chantant Où vas-tu Basile ?  devait orienter les recherches vers basilica, d’où Bazoches.

 ■ ces tartines de boudin noir aux pommes (la toqued’or) devaient orienter vers Mortagne-au-Perche, capitale du boudin.

 ■ un Percheron peint par Achille Giroux (1816-84), né à Mortagne-au-Perche.

Les indices du mardi 02 décembre 2025

Un Intrus et TRS ont déjà résolu ma dernière devinette. Bravo à tous les deux !

L’énoncé en était le suivant :

Il vous faudra trouver un lieu-dit de France métropolitaine dont le nom est lié au mot du jour [macarèl].

La ville où il se situe porte le nom d’un édifice religieux accompagné de celui du cours d’eau qui l’arrose.

Le nom du bureau centralisateur du canton montre qu’il s’agissait d’un établissement de colons romains d’une origine particulière. Il est accompagné du nom du pays.

Ledit pays doit son nom à du bois, un simple bâton selon une première hypothèse ou un ensemble de fûts selon une autre.

Un indice pour la commune :

Et un autre pour le bureau centralisateur du canton :

Les indices du mardi

Un double indice, pour le bureau centralisateur du canton et pour le pays :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Macarèl !

Plutôt que de jurer le nom de la putain à tout bout de champ – ou plutôt à tout bout de trottoir – comme n’importe quel Marseillais, le Bitterois préfère jurer le nom du souteneur, du maquereau. Mon papé y allait de temps en temps d’un macarèl ! tonitruant tandis que mamé, du moins en présence de ses petits enfants, laissait parfois échapper un maca…niche ! , comme une mère soucieuse de bonne éducation dit aujourd’hui mer…credi ! 

Dès le XIIIè siècle, chez Rutebeuf (1245 – 1285), le terme maqueriau avait le sens d’ « entremetteur, proxénète »  :

( gabois : plaisanterie, moquerie )

Ce sont les marins qui ont introduit chez nous le moyen néerlandais makein, « trafiquer (en mer) », à l’origine de makelaer, « courtier ». De cette racine sont également issus « maquiller » (maquilhar en occitan), « maquignon » (maquinhon en occitan) et, donc, « maquereau » (l’occitan dit macarèl pour le proxénète mais vairat ou chicharro pour le poisson). « Maquiller », c’est faire de la contrefaçon, parfois élevée au niveau de l’art par le faux-monnayeur ou le maquignon qui rajeunit les  mulets, ânes et chevaux.

On a donné le nom de maquereau au poisson (Scomber scrombus L.) en raison de la vertu qui lui était accordée de favoriser les rapprochements entre mâles et femelles dans les bancs de harengs : c’est donc le sens humain qui a été transposé au sens animal. Il fallait que ce soit dit.

Devenus nom de familles, Maquereau, Macarel et leurs variantes sont à l’origine de toponymes, quand leur porteur s’est fixé dans un lieu donné.

On compte à peine quatre Maquereau (Courceroy, Aube …) et cinq Maquereaux (Le Bouchaud, Allier ; Éole-en-Beauce, E.-et-L. etc.) mais un seul Macarel (Brassac, Tarn – où, de mémoire d’homme, si on a pu croiser un maquereau, on n’en a jamais péché).

La forme maquerel apparait à plusieurs reprises comme déterminant de noms de lieux comme la Cour Maquerel (Livarot-Pays-d’Auge et Le Mesnil-Germain, Calv.), l’Herbage Maquerel (Merville-Franceville-Plage, id.), le Clos Maquerel (Dangy etc., Manche) et le Jardin Maquerel (Cerisy-la-Salle. Le féminin se rencontre dans les noms de La Maquerelle (Olizy, Marne – écrit Macrelle par Cassini en 1757 ; Juilly, S.-et-M) et des Maquerelles (Bretigny, C.-d’Or) ainsi que, là aussi, comme déterminant dans les noms de la Fosse Maquerelle (Guivry, Aisne), la Pièce de la Maquerelle (Olizy, Marne), la Rue Maquerelle (Ferrières-Haut-Clocher, Eure – où le haut clocher n’a pas empêché la dame de régner sur une rue entière…), les Prés et les Vignes de la Maquerelle (Olizy, Marne – oui, le commerce marchait décidément bien à Olizy) et le Pré des Maquerelles (Saon, Calv.).

La contraction des noms précédents est à l’origine de Macreau et de Macrel. Le premier se retrouve en toponymie à quatre exemplaires seulement dont le Clos Macreau (Trégueux, C.-d’A.) et Les Macreaux (Bougival, Yv.). Le second est à l’origine de neuf toponymes dont le Clos Macrel (Saint-Malo et Saint-Jouan-des-Guérets, I.-et-V. etc.), le Courtil Macrel (Sept-Forges, Orne, etc.) et le Pré Macrel (Durcet, id.) ainsi que, au féminin, La Macrelle (Novéant-sur-Moselle, Mos.), la Haye Macrelle (Beaussault, S.-M.) et le Clos Macrelle (Chicheboville, Manche etc.).

Le nom normand maqueret donné au maquereau commun (Scomber scombrus L.) se rencontre dans Le Maqueret, le Grand Maqueret et le Maqueret de la Roque (Rauville-le-Bigot, Manche) et, le patronyme ayant voyagé, on trouve un Buisson Maqueret (Bourbonne-les-Bains et Parnoy-en-Bassigny, H.-Marne), une Côte Maquerette (Saint-Brieuc, C.-d’Armor) et Les Maquerets (Courmelles et Vauxbrun, Aisne). 

Avec un autre suffixe, mais gardant le même sens, a été formé le nom de famille Maqueron qu’on trouve à La Cour Maqueron (Saint-Germain-du-Pert, Calv.) et aux Macquerons (Chagny, Loiret).  M.-T. Morlet (Dictionnaire étymologique des noms de famille, éd. Perrin, 1991) et A. Dauzat (Dictionnaire étymologique des noms de famille et prénoms de France, éd. Larousse, 1993) signalent la forme contractée Macron, à l’origine du Buisson Macron (Halloy et Sains-en-Gohelle, P.-de-C.), du Pré Macron (Pys, Somme), des Macrons (Barly, P.-de-C.) et de la Vallée des Macrons (Gorges, Somme). Eh bè ! Macarèl, Macron !

La devinette

Il vous faudra trouver un lieu-dit de France métropolitaine dont le nom est lié au mot du jour.

La ville où il se situe porte le nom d’un édifice religieux accompagné de celui du cours d’eau qui l’arrose.

Le nom du bureau centralisateur du canton montre qu’il s’agissait d’un établissement de colons romains d’une origine particulière. Il est accompagné du nom du pays.

Ledit pays doit son nom à du bois, un simple bâton selon une première hypothèse ou un ensemble de fûts selon une autre.

Un indice pour la commune :

Et un autre pour le bureau centralisateur du canton :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Rauba Capèu et Caguo-Ven : les répauxdev du 29 novembre 2025

Un Intrus est le seul à avoir résolu cette devinette. Bravo !

Il fallait trouver la Pointe et le Quai de Rauba Capèu à Nice (A.-M.)

Rauba-Capèu (ou Raubo-Capèu en graphie mistralienne) : de l’occitan, littéralement « vole chapeau » pour exprimer que le vent violent qui souffle ici fait s’envoler les couvre-chefs.

Avant de prendre ce nom, on l’appelait Pointe des Ponchettes, du nissard  pounchetta, « petite pointe », désignant les pointes rocheuses qui s’avancent dans la mer. La rue des Ponchettes existe toujours.

Carte d’état-major (1820-66)

Nice : pour tout savoir sur ce nom [du grec (thea) nikaia qui signifie « (déesse) qui donne la victoire»], je vous renvoie au billet qui lui a été consacré.

► ce tableau de Maurice Denis (1870-1943) s’intitule La Victoire de 1918 et devait orienter vers la ville de Nice, du grec nikaia.  Par ailleurs, Maurice Denis est né à Granville (fausse piste !) en 1870, une ville qui fut temporairement appelée Granville-la-Victoire, après le siège des Vendéens qu’elle avait enduré victorieusement en 1793.

► le capitaine Haddock – un marin, pour indiquer que nous sommes au bord de la mer – et sa casquette que le vent emporte.

► « pour la première ville, je ne peux rien vous dire sans vous offrir la victoire trop facilement. » : ça c’est un indice !

Personne n’a résolu cette devinette.

Il fallait trouver le Col de Caguo-Ven à Bormes-les-Mimosas, du canton de La Crau dans l’arrondissement de Toulon (Var).

Col de Caguo-Ven (237 m.) : de l’occitan, littéralement « chie du vent », c’est vous dire si le passage de ce col n’est pas toujours agréable … J’ai entendu, dans ma jeunesse, un Borméen parler du Pas de Cague au Vent, ce qui n’a pas tout à fait le même sens, mais l’idée reste la même.

Bormes-les-Mimosas : lors d’un billet consacré au Panthéon gaulois, j’écrivais :  » On a voulu rattacher  au nom de Borvo [divinité de sources chaudes, dieu guérisseur] sous la forme dérivée Bormo, le nom de Bormes-les-Mimosas (Var) : il s’agit plutôt dans ce cas d’un pré-indo-européen *bor-, « hauteur » : il n’y a en effet pas d’eaux thermales ». Le déterminant les-Mimosas a été ajouté le 15 février 1968

La Crau : attesté Carum en 1376 probablement mis pour *Craum puis  La Crau en 1454, du provençal crau, « lande couverte de cailloux », lui-même du pré-roman  *kraw_, « pierre »,  issu de la racine pré-indo-européenne *kar. D’autres lieux ainsi nommés parsèment la Basse Provence, comme la plaine de la Crau

Toulon : j’ai mis mon grain de sel à la rubrique toponymie de la page wiki consacrée à Toulon : « Le nom inscrit sur l’Itinéraire d’Antonin est très exactement Telone Martio, portant la marque de la divinisation d’au moins une partie du lieu. Ce qui rappelle l’inscription au deo Teloni, dieu des eaux, trouvée à Périgueux où était adorée la divinité aquatique Vesunna. Le nom de Toulon est donc issu du gaulois *Telon, « source, rivière » (cf. FEW, XIII/1, 164b ). Le nom est passé de Telo à Tolo dès le VIIIè siècle : le pays est ainsi appelé in pago Tolonense en 739 (DNLF*).

► ce tableau d’Adolphe Monticelli (1824-1886) est intitulé La source et devait évoquer l’étymologie de Toulon.

► « l’art de chier », c’est le titre de cet article où j’ai trouvé cette illustration. Et de chier à caguer…

► une pelote de fil de lin (fausse piste !), couleur jaune mimosa.

Les indices du mercredi 26 novembre 2025

Personne n’a résolu mes dernières devinettes, dont je rappelle les énoncés :devinette

Une fois de plus, n’ayant pas pu choisir, je vous propose deux devinettes. Dans les deux cas il s’agit d’un toponyme utilisant une location verbale pour désigner de manière imagée un endroit où souffle le vent, comme Escornebœuf par exemple.

Situé dans une grande ville, le premier de ces toponymes désigne un ensemble de pointes rocheuses au pied d’une colline où se dressait un château et la voie qui les longe.

Avant de prendre son nom imagé actuel, l’endroit était appelé par un mot de la langue locale désignant justement ces pointes rocheuses ; ce nom est resté pour nommer une rue voisine.

Ici, le vent n’écorne pas les bœufs, mais ça décoiffe quand même !

Pour la ville elle-même :

Le deuxième toponyme concerne un col et exprime, dans un langage fort peu châtié, d’où vient le vent.

La ville où il se situe doit son nom à un très vieux mot désignant une hauteur accompagné du nom d’un végétal.

Le nom du bureau centralisateur du canton est celui d’un endroit particulièrement caillouteux.

Pour le chef-lieu d’arrondissement :

Les indices du mercredi

■ pour le premier toponyme :

■ pour le deuxième toponyme :

■ pour la deuxième ville :

■ pour la première ville, je ne peux rien vous dire sans vous offrir la victoire trop facilement.

Réponses attendues chez leveto@sfr.fr

Un coup de vent

Le billet d’aujourd’hui sera consacré aux vents, non pas aux noms que l’on donne à chacun d’entre eux, mais plutôt à la manière dont eux ou leurs effets sont décrits de façon plus ou moins imagée et qui a laissé des traces en toponymie.

Éliminons tout de suite les innombrables lieux nommés (Le) Moulin à Vent, Quatre Vents (lesquels peuvent désigner des carrefours) ou (À) Tout-Vent qui ne présentent que peu d’intérêt, auxquels on ajoutera quelques Trois Vents, Cinq Vents, Les Sept-Vents ou encore Mille Vents, une dizaine de Froid Vent, quelques Plein Vent et Grand Vent, un Haut Vent (à Iffendic, I.-et-V.), un Mauvais Vent (Bonneuil-Matours, Vienne) ainsi qu’un Vent du Sud (à Biaudos, Landes) – sans oublier les noms aux pluriels du type Hauts Vents, Tous Vents, Froids Vents etc. On accordera toutefois une place particulière à l’ancienne commune Sept-Vents du Calvados (aujourd’hui dans Val-de-Drôme) dont le nom Sepvans en 1170 est peut-être en rapport avec le scandinave vangr-, « champ ». Quelques noms plus pittoresques ont été donnés à des lieux venteux : on compte, notamment en Vendée et dans le Nord-Ouest, une quinzaine de Heurtevent (dont une ancienne commune du Calvados aujourd’hui dans Livarot-Pays d’Auge), une petite dizaine d’Hurtevent dans le Pas-de-Calais et autant de Hurlevent

L’appellatif vent est aussi utilisé en pays d’oc, où on trouve des noms identiques aux précédents et aussi le col des Très Vents à Saint-Gervais-sur-Mare (Hér.) exposé au cers ou terral, vent du nord, au grèc, vent du nord-est et au marin, vent du sud, tout comme le Puig des Très Vents au nord ouest du Canigou (P.-O.). Ce qui nous amène à des noms comme Les Treize Vents à Florensac et Pézennas (Hér.) qui sont sans doute des altérations de très vents. Le nom de la commune vendéenne de Treize-Vents, en fait « treize vans », avait, lui, été étudié dans ce billet.

Cependant, l’occitan a gardé quelques traces du terme aura (du latin aura, « souffle, vent ») dans des noms comme Toutaure à La Garde-Freinet (Var), le Bau de Quatre Aures à Toulon (id. – bau, contraction de balma, « escarpement rocheux et cavité ou grotte à sa base »), une vingtaine de Toutes Aures, les Mille Aures à Molières-Glandaz (aujourd’hui dans Solaure-en-Diois, Dr.) et Caudezaures au Soulié (Hér. – exposé au sud, d’où « les vents chauds ».). On rappellera les noms, à présent rectifiés, du col de Mylord, qui était des Mille Aures [ ce nom apparaissait sur une ancienne carte du Piémont dans la vallée de Bardonnèche ] et du Baou (rocher) de Quatre Heures, au nord de Toulon, qui est redevenu des Quatre Aures, noté aussi baou de 4-Oures sur la carte IGN.

Des adjectifs ont également été formés pour décrire des lieux exposés au vent. On trouve ainsi la Tête des Venteux (Saint-Sauveur, M.-et-M.), le Bout Venteux (Angerville-la-Martel, S.-Mar.)  ou encore le Puy Venteux (Chaum, H.-G) ; un Col Ventous (Villeneuve-Minervois, Aude), Les Ventous (Graissessac, Hér.), deux Puech Ventous (Rebourguil, Av. et Cazouls-lès-Béziers, Hér.) ; au féminin apparaissent la Ventouse (Gluiras, Ardc. Villa Ventosa au XIIè siècle), le Col de la Ventouse (Aydal, P.-de-D.), la Serre de la Ventouse (Thines, Ardc.) etc. et la commune de Ventouse (Char.  Ventosa en 1300, « la venteuse »). On se gardera bien entendu d’inclure dans cette série le nom du mont Ventoux dont la forme ancienne Vinturi et la prononciation locale Ventour orientent vers une étymologie sur la racine pré-indo-européenne *vent/*vint à valeur oronymique (cf. ce billet). Il en est peut être de même pour des toponymes tels Ventoulou (Lot), Ventalou (Cant.), Venterol (A.-de-H.-P. et Drôme), Ventavon (H.-A.) ou Ventalon de Saint-Maurice-de-Ventalon (Loz.).

Sur l’occitan aura ont été formés l’adjectif aurous qu’on retrouve dans le Mont Aurous (Hèches, H.-P. ; Chanac, Loz.) et l’Aurouse (à Die, Dr. ; Chomérac, Ardc. etc.) ainsi que l’adjectif auroux qu’on retrouve dans le nom de la commune d’Auroux (Loz.) et dans celui de plusieurs lieux-dits ou encore dans celui de Montauroux, commune du Var et de Saint-Bonnet-De-Montauroux, commune de Lozère.

« Cure d’air très estimable » : avec un nom pareil, c’est bien le moins !

D’autres dérivés de vent ont servi à nommer des lieux ventés. C’est le cas de l’occitan ventador, à l’origine de Ventadour, nom du château à Moustier-Ventadour (Corr.) et du  Château de Ventadour à Meyras (Ardc.), tous deux situés sur de hauts éperons rocheux ouverts à tous les vents et donc, implicitement, dominant tous les points cardinaux. Avec le sens de lieu venté favorable pour vanner le blé, on trouve  plusieurs sites nommés Ventadour en Corrèze, Puy-de-Dôme, Haute-Loire, Rhône et Haute-Vienne sans oublier le féminin Ventadouyre, sur la partie haute d’un versant au sud-est de Coupiac (Av.). D’autres dérivés comme Bentayou-Sérée (P.-A.), Bentaillou (Saint-Girons, Seintein, Ariège etc.) et Les Bantaillous (Les Plans, Hér.) ou encore le Ventail (Dussac, Dord. ; Alet-les-Bains, Aude), La Croix du Ventail (Gangs, Hér.) etc. évoquent également des lieux ventés et le vannage.

Nombreux ont été les lieux nommés à partir d’un verbe décrivant l’action du vent. Le premier de ces verbes est bien sûr souffler qui a donné par exemple Souffle-Vent à Vironvay (Eure), Souffle le Vent à Mauges-sur-Loire (M.-et-L.), la Gorge de Souffle-Cendres à Drumettaz-Clarafond (Sa.), le Pic des Souffles (La Chalp, Is.), le Souffle d’Éole à Ahuillé (May.) etc.

Sur le verbe occitan bufar d’origine onomatopéique signifiant « souffler », ont été formés  les noms du Sommet de la Buffe (Sassenage, Is.), des Buffes (Saint-Michel-de-Chabrillanoux, Ardc.), de la Buffa (Nice, A.-M., Lanslebourg-Mont-Cenis, Sav. etc.), la Buffaz (Saint-Michel-de-Maurienne, Bessans etc. en Savoie) et les noms suffixés collectifs de Buffières d’une commune de Saône-et-Loire et de plusieurs hameaux (Av., Loz., Dr. etc.), de Pierre-Buffière (H.-Vienne – qui n’est pas un Monsieur mais un rocher soumis au vent) et des variantes comme Buffalières (Saint-Victor-et-Melvieu, Av.) ou encore Buffarel (Mostuéjouls, id.).  On trouve également des noms comme Bouffevent (Noirétable, Loire ; Monbazillac,Dord. etc.), Bouffe-Vent (Léotoing et Agnat, H.-L. etc.), Bouffelaure (Berbezit et saint-Pal-de-Chalençon, id.). On se gardera d’ajouter à cette liste les noms du type Buffard, qui est un patronyme d’origine germanique Vulfardus, d’où Buffardière, et de Bouffémont (Val-d’Oise) qui est formé sur le nom d’homme germanique Buffo. 

Enfin, quelques expressions imagées ont été utilisées pour désigner des lieux soumis au vent. On commencera par la commune d’ Escornebœuf (Gers), L’Écornebœuf (à Folles,H.-V.), l’Escornebeou ( àSaubusse, Landes), l’Escorneboueou (à Bruges-Capbis-Mifaget, P.-A.) et Escornebiaus (Arzens, Aude), tous endroits où  il souffle un vent « à décorner les bœufs. On poursuivra avec le col de Fioule-Bise (à Issenlas, Ardc. – occitan fiola bisa « siffle bise ») et le Buffefri (au Rouget, Cant. – « souffle froid »). Les Vente Farine (un col à Fontjoncouse, Aude ; un hameau à Alaigne, Aude ; à Pailhès, Ariège etc.) ou la Couillade de Ventefarine (Saint-Paul-de-Fenouillet, P.-O. – pour couillade, voir ce billet) étaient des lieux exposés au vent donc propices au vannage. Le vent ne soufflait pas bien fort à Vente-Plume (Puylaroque, T.-et-G. ; Pouy-Roquelaure, Gers) mais suffisait à y faire tourner des moulins. Quant aux noms de Vente-Cul (Séderon, Dr.) du Col de Vente-Cul (Lus-la-Croix-Haute, Dr. ; La Roche-des-Arnauds, H.-A.) et de la Serre de Vente-Cul (Saint-Étienne-de-Lugdarès, Ardc.), ils sont formés avec la racine oronymique pré-indo-européenne *kuk (celle de la commune lotoise de Montcuq) qui, incomprise, a subi l’attraction du mieux connu cul.

Les devinettes

Une fois de plus, n’ayant pas pu choisir, je vous propose deux devinettes. Dans les deux cas il s’agit d’un toponyme utilisant une location verbale pour désigner de manière imagée un endroit où souffle le vent, comme Escornebœuf par exemple.

Situé dans une grande ville, le premier de ces toponymes désigne un ensemble de pointes rocheuses au pied d’une colline où se dressait un château et la voie qui les longe.

Avant de prendre son nom imagé actuel, l’endroit était appelé par un mot de la langue locale désignant justement ces pointes rocheuses ; ce nom est resté pour nommer une rue voisine.

Ici, le vent n’écorne pas les bœufs, mais ça décoiffe quand même !

Pour la ville elle-même :

Le deuxième toponyme concerne un col et exprime, dans un langage fort peu châtié, d’où vient le vent.

La ville où il se situe doit son nom à un très vieux mot désignant une hauteur accompagné du nom d’un végétal.

Le nom du bureau centralisateur du canton est celui d’un endroit particulièrement caillouteux.

Pour le chef-lieu d’arrondissement :

Réponses attendues chez leveto@sfr.fr

Champceau : la répàladev du 23 novembre 2025

 Un Intrus est resté le seul à trouver la solution de ma dernière devinette. Bravo à lui tout seul, donc !

Il fallait trouver Champceau, nom d’un lieu-dit de Saint-Martin-du-Lac (Saône-et-Loire) et de Cornusse (Cher) – et aussi de La Roche-Vanneau (C.-d’Or) et d’Iguerrande (Cher).

 Champceau à Saint-Martin-du-Lac

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Saint-Martin-du-Lac, ici :

Champceau, là, en bas :

Champceau : le nom de ce lieu-dit est attesté au XIè siècle in villam Cancellas cum appendiciis suis (« dans le domaine de Cancellas et ses annexes »). On reconnait dans Cancellas un dérivé du latin cancelli, « treillis, barreaux », pour indiquer que le domaine était clos par une palissade. L’étymologie populaire a fait de ce nom un campicellum, un « petit champ ».

Saint-Martin-du-Lac : Saint-Martin est bien entendu saint Martin de Tours. L’appellatif « du Lac » est une référence à la présence ancienne d’un lac ou d’une grande étendue d’eau. On sait que le cours de la Loire s’est modifié dans le temps ; ce qu’on appelle aujourd’hui le ruisseau de la Digue était un ancien bras de la Loire. Entre cette dernière et cette digue s’étendait un lac à l’emplacement actuel de l‘Île (cf. la carte ci-dessus).

Paray-le-Monial (canton) : « Le nom de la ville est attesté au féminin ad Paredam villam en 873-76 mais c’est le masculin Peredus qui l’emportera dès 901. Ce nom est issu du latin paries, « mur ». Cet appellatif était utilisé au Moyen Âge pour nommer des anciennes mottes castrales qu’on entourait de murs ou de nouveaux châteaux. On a trouvé à Paray-le-Monial des vestiges d’une motte castrale » (DNLF*) (cf. la notice wiki dont je suis l’auteur).

Charolles (arrondissement) : en 2021, lors d’une répàladev, j’écrivais que le nom est attesté Cadrella au XIè siècle, dérivé du latin quadrum, « carré », donnant *quadrella (villa), « (ferme) carrée » — Du Cange donne quadrellus (later) pour « (brique) carrée ». Il y a eu changement du suffixe –elle pour –olle.  (TGF*).  On connait également les formes Kadrela vico en 924 puis Carrellae en 1098-1106, qui ont été comprises comme « petit champ » ou « coin d’un champ ».

Champceau à Cornusse

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Cornusse, ici

Champceau(x), là

Champceau : le nom est attesté Sant Cens XIIIè s, à lire *Sant Ceus, puis Sanctus Census en 1327, à lire *Ceusus, et enfin Sancelle en 1422, du latin lat cancelli « barreaux, grille » pour, là aussi, désigner un champ clos. Il y a eu attraction de l’oïl saint remplacé tardivement par champ.

Cassini écrivait  Sansçeaux Ruiné (feuille 10, Bourges, 1760)  tandis qu’on trouve le nom au pluriel Champceaux sur la carte d’état-major (1820-66) et sur la carte IGN.

Cornusse : « Le nom de la commune est attesté Cornossa en 1150 et Cornussa en 1191, du nom d’homme latin *Cornutius et suffixe féminin –a, pour *Cornutia (terra ou villa) » (TGF*) (cf. la notice wiki dont je suis l’auteur).  Le nom *Cornutius est dérivé de Cornicen, « sonneur de cor ».

Saint-Amand-Montrond : après la fondation d’une abbaye au VIè siècle, une église a été fondée là puis dédiée à saint Armand, ermite en Berry devenu évêque de Maastricht et fondateur du monastère d’Elnon à côté de Saint-Amand-les-Eaux (Nord). Sur la hauteur voisine fut bâtie une motte castrale au XIè siècle, appelée castellum de Monte Rotundo en 1286, du latin mons, « mont » et  rotundus , « rond ». Devenu paroisse, le futur village de Montrond s’appellera Vieil Château en 1786. Autour de l’église dédiée à saint Amand s’est développé un village appelé sanctus Amandus en 1096. Par la suite, dès 1400, le nom du village est muni d’un déterminant : Saint Amand Laillier : le territoire est un gros producteur d’ail et des dîmes sont perçues sur sa culture. En 1766, le village s’appellera Saint Amand en Bourbonnais : il est en effet situé à la limite du Bourbonnais, aux confins du Berry et fera partie des quelques paroisses bourbonnaises qui seront jointes à la partie haute du Berry pour constituer en 1790 le département du Cher. À partir du XVIIIè siècle, on accolera le nom du village de Montrond à celui de saint Amand qui deviendra Saint Amand Mont Rond en 1767-68 (chez Cassini), mais cette appellation ne sera officialisée qu’en 1943. En l’an II, on baptisera la ville Libreval, d’un adjectif « révolutionnaire » et de val, antonyme de mont

  Les indices

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 La cible hexagonale représente la France, la flèche pointant vers Saint-Amand-Montrond, une des villes revendiquant le titre de centre de la France. La cible est placée sur un panneau de bois carré  comme Charolles.

 Flic Story (Jacques Deray, 1975) raconte la traque, par l’inspecteur Borniche, d’Émile Buisson (1902-1956), né à Paray-le-Monial.

 Ce sonneur de cor devait évoquer Cornutius, à l’origine du nom de Cornusse.

Un moine passant devant un mur : Paray-le-Monial, bien sûr.

« Cette case de bédé dessinée par Gotlib ne valait que si on s’arrêtait sur le nom de l’inspecteur Charolles. Je l’ai trouvée si adaptée pour servir de maigre indice que je n’ai pas pu résister ! » (recyclage d’une ancienne devinette).

  L’assaut de la tour Malakoff (image d’Épinal) : on trouve une Tour Malakoff à Saint-Amand-Montrond « érigée par le général-marquis de Rochechouart-Mortemart en l’honneur des troupes victorieuses de Napoléon III durant la campagne de Crimée. Elle porte la mention « Gloire immortelle à l’Armée d’Orient – 8 septembre 1855 » ».

Les indices du mardi 18 novembre 2025

Un Intrus m’a déjà donné la réponse à ma dernière devinette. Félicitations !

Rappel de l’énoncé :

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine lié au mot du jour [chancel, cancel].  Il apparait quatre fois dans le fichier officiel FANTOIR, mais je ne vous parlerai que de deux d’entre eux pour lesquels nous disposons des formes anciennes du nom qui rendent leur étymologie indubitable.

█ La commune C1 porte le nom d’un saint accompagné d’un nom relatif à une ancienne étendue d’eau.

Le nom du bureau centralisateur du canton BC1 fait référence aux murs qui en ceignaient la motte castrale originelle. Il est accompagné d’un adjectif relatif à une partie de ses habitants.

Le nom du chef-lieu d’arrondissement A1 est issu de la forme du domaine d’origine.

█ La commune C2 doit son nom à celui d’un homme latin.

Le chef-lieu d’arrondissement A2 porte le nom d’un saint accompagné de celui de son relief principal.

♦ Un indice pour A1 et A2

♦ Un indice pour BC1

♦ Un indice pour C2

Les indices du mardi

■ pour BC1

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■ pour A1

■ pour A2

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr