Les indices du mardi 01 octobre 2024

Un Intrus le premier, TRS ensuite et LGF enfin m’ont déjà donné la solution de ma dernière devinette ! Félicitations à tous les trois !

Pour les autres, l’énoncé en était le suivant :

Il vous faudra trouver un oronyme de France métropolitaine constitué d’un premier terme désignant le type de relief, suivi d’une préposition et d’un deuxième terme lié à un des mots du jour [crapon, grépon, grapillon], qui, sans doute mal compris, a été transformé en un mot plus courant ‒‒ même si on a très peu de chances de rencontrer ce qu’il désigne à cet endroit-là.

La commune où se situe ce relief doit son nom au minéral qu’on y trouve, suivi du nom d’un cours d’eau.

Le chef-lieu de canton doit son nom à celui d’un homme germanique.

Le nom du chef-lieu d’arrondissement fait référence à des sources d’eau potables divinisées par les Gaulois – mais d’autres explications ont été données.

Ouh là ! Pris par le temps, je n’ai pas d’indice parfait à vous donner mais, pour ne pas vous laisser en rade, je vous propose tout de même ces deux-là :

indice b 29 09 2024

indice a 29 09 2024

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Les indices du mardi

■ le premier indice ci-dessus concernait la commune, tandis que le second concernait le chef-lieu d’arrondissement.

■ il manquait un indice pour le chef-lieu de canton, le voici :

Daphne gnidium

■  et l’arrivée au lieu-dit, dans un fauteuil :

indice a 01 10 2024

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Crapon, grépon et grapillon

En pays de montagne et particulièrement dans les Alpes et le Sud-Est, un crapon ou grépon désigne un rocher saillant, pointu, une arête de rocher et, par extension, un passage pentu et difficile dans les rochers.

Jules Guex (La montagne et ses noms, études de toponymie alpine, 1946) écrivait : « Des Dolomites jusqu’aux Alpes françaises, on trouve en grand nombre des représentants toponymiques de cette famille, sous les formes Crap, Crep, Grap, Grep, Grip, etc. La signification habituelle en est « rocher, terrain rocailleux, arête de rocher, promontoire ». Sur ce point, tout le monde semble d’accord ; mais le problème étymologique est loin d’être résolu … ». On sait aujourd’hui que ces mots sont issus d’une racine oronymique pré-indo-européenne. La racine bien connue *kar a donné, par perte de la voyelle, une variante *kr qui, prolongée par – app -, a abouti à crapon/grapon (et, par exemple, à l’occitan crapàs , « gravats ») tandis que la racine *gar a abouti, après perte de la voyelle et prolongement en – epp -, a abouti à grepon/crepon (et à l’occitan grep , « terre concrétionnée, tuf »).

On connait plusieurs formes de ces mots dans les parlers locaux. Dans les Alpes dauphinoises on parle de grépon, l’italien utilise greppo et greub en Valteline, en Suisse romande on connait grepé, tous avec le sens de « rocher saillant, promontoire rocheux, arête de rocher ». Au sens de « chemin raide, passage difficile dans les rochers », on dit grapoun en Ubaye et dans les Alpes-Maritimes, grépion ou grépillon en Savoie, Ain, Jura, avec la variante grapillon (montée très raide, raidillon), on dit grépe/grepi dans le Centre et le Sud-Ouest (chemin raide et aussi terrain caillouteux, aride), on parle de grépissot ou crépissot en Côte-d’Or pour désigner une montée, etc.

Crapon et grapon

C’est principalement dans le Sud-Est qu’on trouve ces toponymes comme pour les rochers du Crapon (1213 m, à Séderon, Drôme), le Crapon (Nyons, Drôme ; Sérézin-du-Rhone, Rhône ; La Rochegiron, A.-de-H.-P.), les Crapons (Ballaison et Sciez, H.-Sav.) ou encore le Grapon (La Charce, Drôme ; Meyreuil, B.-du-R.).

La forme avec -pp- se retrouve avec le Crappon (Rasteau, Vauc.), le Grappon (Montmelard et La Petite-Veirière, S.-et-L.) et les Grappons (Éguilles, B.-du-R.).

Les noms de Craponne (commune du Rhône) et de Craponne-sur-Arzon (commune de Haute-Loire, in vicaria Craponense en 990) sont sûrement issus de cette même racine *crap– accompagnée du suffixe –onem (DENLF*, NLLR*, DNFLMF*) même si le nom d’homme gaulois Crippo(n) a été proposé (TGF*). On peut ajouter les noms des lieux-dits Craponne (Saint-Genest-Malifaux, Loire ; Suze, Drôme etc.) ou La Craponne (La Roche-des-Arnauds, H.-A. ; Charolles, S.-et-L.). Ce nom est devenu patronyme, notamment celui d’Adam de Craponne (1526-1576), un ingénieur de la Renaissance à qui on doit le canal de Craponne, qui relie la Durance au Rhône.

Les variantes avec la graphie respectant la finale phonétique -ou, parfois -oux, apparaissent dans les noms des Crapoux (Le Vernet-Sainte-Marguerite et Saint-Martin-d’Ollières, P.-de-D. ; Sahune, Drôme) et dans ceux du Grapou (Bargemon, Var) et des Grapoux (D’Omblèze, Drôme).

Grépon et crépon

aiguille-du-grepon- À tout seigneur, tout honneur, commençons ce paragraphe avec l’aiguille du Grépon, qui culmine à 3472 m dans le massif du Mont Blanc (H.-Sav.), photo ci-contre, et poursuivons-le avec le Grépon, une montagne pentue qui grimpe à 793 m à Reilhanette (Drôme), le Grépon, 1552 m, à Lambruisse (A.-de-H.-P.) et quelques autres hauteurs du même nom. On peut également citer les lieux-dits le Grépon (Entre-Deux-Guiers, Is. ; Alex, H.-Sav. etc). Pierre Nauton (Atlas linguistique et ethnographique du Massif Central, éd. du CNRS,1952-1960) mentionne l’appellatif grepon auquel il donne le sens de « raidillon ».

Le Causse Grépon de Saint-Sauveur-la-Vallée (Lot) doit son nom à son terrain caillouteux peu propice à la culture (cf. le sens de grépe/grépi donné en introduction) comme sans doute le Grep à Laloue (H.-G.). F. Mistral (TDF*) signale le sens de « terre dure, infertile » pour terro grepo.

Ajoutons, avec -pp-, le Greppon, (La Vernaz, Sixt-Fer-à-Cheval en H.-Sav. , La Grave, H.-A.) et la Tête du Gréppon (2054 m) à Sallanches (H.-Sav.). On trouve également la Greppe, une bergerie dans le Ravin de la Greppe à Revest-du-Bion (A.-de-H.-P.) et Les Greppes à Vassieux-en-Vercors (Drôme). Les Creppes à Buix (Jura) sont de même étymologie.

Mention particulière pour le lieu-dit Montgrepont (Aiton, Sav.), attesté Mons Greponis en 1409 et que l’on trouve écrit Montgrepon sur la carte d’état-major (fin XIXè siècle), qui pourrait être lui aussi un grépon – mais un nom d’homme germanique Greppon ou Grippon n’est pas exclu (H. Sutter, en ligne).

Les formes avec c- initial sont aussi bien représentées avec des oronymes comme le Crépon (Lentillères, Ardèche ; Piolenc et  Faucon, Vauc. ; Châteauroux-les-Alpes, H.-A. ; Eclose-Badinnières, Is.) et Mont Crépon (Archelange, Jura). Les lieux-dits, habités ou non, sont également présents comme pour le Crépon (Thônes, H.-Sav. ; Lurs, A.-de-H.-P ; Vialas, Loz. etc.) et le Crépon de Montoulivert au Petit-Bornand-Glières (H.-Sav.). Il convient toutefois de se méfier puisque certains de ces noms pourraient avoir été formés soit sur le nom d’homme latin Crispus,« frisé », avec le suffixe -onem, comme c’est une certitude pour la commune de Crépon (Calvados) et ses homonymes situés en pays de langue d’oïl, soit sur le nom de famille Crépon, hypocoristique probable de Crépin.

Des variantes graphiques avec la forme phonétique -ou, parfois -oux, sont connues.  On trouve ainsi des hauteurs nommées Le Crépou (Luc et Cassagnas, Loz.), la Serre de Crépou (Veyreau, Av.) et des lieux-dits le Crépou (Le Bacon et Fau-de-Peyre, Loz. etc), le Crépoux (Pinols, H.-L.) ou encore Le Crépoun (Vars, H.-A.). La forme avec g- initial se retrouve au Grépou (Darbres, Ardèche), à la Crête des Grépoux (Saint-Disdier, H.-A.) et dans quelques lieux-dits comme les Grépoux (Agnères-en-Dévoluy, H.-A. etc.). Le suffixe -erie du nom de La Grépounerie (Habère-Lullin, H.-Sav.),  indique qu’il s’agit de la propriété d’un nommé Grépon, dont le nom peut provenir aussi bien d’un toponyme, désignant l’habitant d’un lieu nommé Grépon, que d’un nom de personne latin Crispus ou germanique Crippo.

Grapillon et grépillon

Grapillon et grépillon sont des formes diminutives qui apparaissent, avec quelques variantes, dans une centaine de toponymes, parfois avec des sens bien précis selon les régions, comme celui de « montée très raide, raidillon » en Savoie, Ain et Jura.

Parmi les oronymes, on relèvera la Pointe du Grapillon (3092 m, Val-Cenis, Sav.), le Col du Grapillon (1509 m, D’Entremont-le-Vieux, Sav.), les Rochers du Grapillon (La Chapelle-du-Bard, Is. ; Arvillard, Sav.) etc. Les lieux-dits le ou les Grapillon(s) apparaissent notamment dans l’Ain (Perrex, Montracol, Boyeux-Saint-Jérôme, Lantenay etc.), en Savoie (Lucey, Conjux, Aillon-le-Jeune etc.), dans le Jura (Molain, Voiteur etc.) et dans quelques autres départements d’Auvergne-Rhône-Alpes et de Bourgogne-Franche-Comté. Outre Le Grapillon de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or dans le Rhône (cf. la carte postale ci-dessous), on trouve, dans le même département, la redondante Montée du Grappillon à Caluire-et-Cuire.

-saint-cyr-mont-grapillon

On trouve le ou les Grépillon(s) dans le Jura (Les Rousses, Tancua, etc.), dans l’Ain (Aubigny, Vésines, Foissiat etc) et en Saône-et-Loire (Cormatin, Lournand etc.). On ajoutera à cette liste le nom du hameau Le Grespillon à Tallard (H.-A.), aussi nommé La Montée dans le Dictionnaire topographique des Hautes-Alpes (Joseph Roman, 1884).

Je n’ai trouvé que peu de formes avec c- initial : Crépillon (Grilly, Ain) et les Crépillons notamment dans la Nièvre, mais ces noms sont peut-être des diminutifs hypocoristiques de Crépin, sobriquet d’un individu aux cheveux crépus ou sont peut-être issus du nom de baptême Crispus.

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

rog

La devinette

Il vous faudra trouver un oronyme de France métropolitaine constitué d’un premier terme désignant le type de relief, suivi d’une préposition et d’un deuxième terme lié à un des mots du jour, qui, sans doute mal compris, a été transformé en un mot plus courant ‒‒ même si on a très peu de chances de rencontrer ce qu’il désigne à cet endroit-là.

La commune où se situe ce relief doit son nom au minéral qu’on y trouve, suivi du nom d’un cours d’eau.

Le chef-lieu de canton doit son nom à celui d’un homme germanique.

Le nom du chef-lieu d’arrondissement fait référence à des sources d’eau potables divinisées par les Gaulois – mais d’autres explications ont été données.

Ouh là ! Pris par le temps, je n’ai pas d’indice parfait à vous donner mais, pour ne pas vous laisser en rade, je vous propose tout de même ces deux-là :

indice b 29 09 2024

indice a 29 09 2024

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Le Lac des Isclots (Hautes-Pyrénées) : la répàladev.

Un Intrus et LGF sont les seuls à m’avoir donné la bonne solution à ma dernière devinette. Bravo à tous les deux !

Dernière minute : TRS vient de me faire parvenir la réponse à son tour ! Le podium est complet, donc.

Il fallait trouver le Lac des Isclots, de la commune de Loudenvielle du canton de Neste, Aure et Louron (chef-lieu Capvern ) dans l’arrondissement de Bagnères-de-Bigorre , dans les Hautes-Pyrénées.

Loudenvielle, ici :

local loudenvielle

Le Lac des Isclots, là :

Gourgs Blancs Capture GEOP

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La toponymie

Lac des Isclots : comme on le voit sur la carte ci-dessus et comme le montre la photographie a ci-dessous, le Lac des Isclots est le seul des lacs dits les Gourgs Blancs à posséder une île, une presqu’île et des îlots rocheux. Cette particularité lui a valu son nom, du gascon isclot, diminutif d’isclo, « île ». Ce nom des Isclots est « monté » au Pic des Isclots, au nord du lac. Le nom des Gourgs Blancs avait été mentionné dans un billet concernant les gours.

Isclots-des-Gourgs-Blancs

Loudenvielle : ce nom est attesté de Lodunvilla en 1387 et Loudemviele en 1694. On y reconnait l’appellatif occitan -vielle, très fréquent dans le sud-ouest et en Languedoc, issu du latin villa « exploitation agricole ». Il est ici accompagné du nom de personne germanique Laudo(n) ou Lodo(n). Cette commune avait été mentionnée dans un billet à propos du Pic Pétard et une de ses chapelles avait illustré un billet consacré à l’artigue.

■ le canton de Neste, Aure et Louron porte le nom de ses trois principales vallées :

♦ Neste : de l’ancien gascon nèsta , « torrent, cours d’eau , à comparer au gaulois nesta , « ruisseau », probablement d’origine pré-celtique.

Aure : cette vallée, dans laquelle coule la Neste d’Aure est attestée vallis de Aura en 1006, d’un hydronyme indo-européen *auer , « eau, pluie, couler », muni  du suffixe féminin -a.

Louron : le nom de ce pays, où coule la Neste de Louron, est attesté seulement vers 1200, sous sa forme gasconne Loron . On reconnait dans ce nom celui d’un dieu, deo Iluroni , mentionné dans une inscription à Mondilhan (H.-G.). Son nom proviendrait de l’indo-européen * isl- , « se mouvoir vite », muni du suffixe hydronymique ibère -ur accompagné de -one : il s’agissait de nomme le dieu topique de la Neste de Louron.

Capvern : cette commune avait fait l’objet d’une devinette à propos de l’aulne et son nom y avait été expliqué :

Nous disposons de nombreuses attestations anciennes du nom de ce village des Hautes-Pyrénées : Castra Capverii en 1256, de Capiteberni en 1300, De Capite Bernio en 1342 puis
Cap Bern en 1429 et Capbern en 1769 sur le feuillet 75 (Tarbes) de la carte de Cassini.

On reconnait dans ce nom l’occitan cap, « tête, bout, origine », accompagné du gascon bèr, variété de verne, « aulne ». Capvern se trouve aux sources de deux affluents droits de l’Arros, le Garravet et la Hontcauta, qui étaient sans doute bordées d’aulnes (Ernest Nègre, TGF *). L’hypothèse de Dauzat&Rostaing (DENLF*) qui suppose un « sommet vert » est à rejeter : le village est sur un plateau et non sur un sommet et nulle part n’apparait dans les noms anciens le -d- étymologique du latin viridem. L’hypothèse de Robert Aymard ( Dictionnaire des noms de lieux de Hautes-Pyrénées, éd. par l’auteur, 1996 ) qui fait de Capvern un « tête d’aulne » à prendre au sens figuré de « vigoureux, robuste » n’est pas sérieuse.

Capvern était déjà connue des Gaulois pour ses eaux thermales issues notamment de la Hontcauta (du gascon hont, dérivé de font, « source » et cauta, « chaude) et du Garravet ( diminutif du gascon gabar, « lande buissonneuse »), ce qui a poussé certains à l’identifier aux Aquae Convenarum (« eaux des Convènes »), mentionnées dans l’itinéraire d’Antonin et dessinées sur la table de Peutinger, à l’époque romaine. Une station thermale, plus ou moins active sans interruption, s’est bien développée depuis le XIXè siècle et a pris le nom de Capvern-les-Bains.

Je complète en ajoutant l’étymologie proposée par Michel Morvan (NLPBG*) qui propose de traduire capvern par « la source (cap) du Vern », imaginant un ancien nom d’un des ruisseaux qui prennent leur source sur le plateau, mais on ne trouve nulle part trace d’un tel nom. Jacques Astor ( NFLMF* ) pense de son côté à un aulne isolé situé au bout du village ce qui n’est pas si loin du témoignage rapporté par un nommé Lafforgue en 1887 dans sa monographie concernant Capvern :

CAPVERN ETYMO Capture

Bagnères-de-Bigorre :

Bagnères : attesté de Baneriis en 1280, du latin balnearia qui désignait des « installations de bain », comme je l’écrivais dans un billet consacré … aux bains. J’ajoutais ces précisions :

Le nom de Bagnères-de-Bigorre n’est, lui, attesté que depuis le XIIè siècle, tandis qu’un autel votif de l’époque romaine impériale appelait ses habitants vicani aquensium, « habitants des eaux » et qu’on trouve encore écrit à la même époque Aquae Convenarum, « eaux des Convènes ».

Bigorre : le nom de ce pays avait été expliqué dans un billet consacré à « nos ancêtres les pré-Gaulois », ici les Begerii :

Les Begerri ( ou Bigerriones chez Pline, Ier s.) ont donné leur nom à la Bigorre, que l’on retrouve dans celui de Bagnères de Bigorre (H.-Pyr.) qui se nommait Begorra vers 400. Avec le suffixe  –itanus a été formé Begorritanus que nous reconnaissons aujourd’hui dans le nom du pays Bigourdan. La ville de Bazordan, *begorritanum castellum, est sans doute de même origine, avec un z introduit pour réduire l’hiatus formé par la chute du g. Nous ne connaissons pas l’étymologie de ce nom pré-celtique mais on peut le rapprocher de l’adjectif basque moderne bigurri « qui va de travers, oblique, détourné, perverti ». Si ce rapprochement est exact, alors on sera surpris de savoir que le nom de Vascones donné dans l’Antiquité aux Basques de la péninsule Ibérique est issu de l’adjectif vascus « qui va de travers, oblique, divergent ». Bigerriones a, de plus, le même suffixe : les deux noms semblent donc être bien proches. Mais quelle particularité s’agissait-il de décrire ? Parlait-on déjà de la différence ( de langage ?) entre ces peuples et les autres ?

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Les indices

indice a 22 09 2024 ■ cette image créée par IA montrant un porc noir prenant un bain dans un abreuvoir devait faire penser à un porc noir de Bigorre … et donc à Bagnères-de-Bigorre ou à Capvern-les-Bains.

indice-c-14-09-2024 ■ cet aulne glutineux, aussi dit vergne ou verne devait faire penser à Capvern.

indice-a-24-09-2024 ■ cette aquarelle de Blanche Odin (1865 -1957), morte à Bagnères-de-Bigorre, montrait le village des Hautes-Pyrénées nommé Banios.

■ Juliette Gréco chantant Si tu t’imagines : les paroles  « c’que tu te goures » associées à mon « sauf si je me goure » devaient faire penser aux gourgs et donc aux Lacs des Gourgs.

Les indices du mardi 24 septembre 2024

Un Intrus le premier, puis LGF, n’ont pas eu besoin d’indices supplémentaires pour trouver la bonne réponse à ma dernière devinette. Félicitations à tous les deux !

Rappel de l’énoncé :

Il vous faudra trouver le nom, en trois mots dont le dernier est lié au mot du jour [iscle], d’une étendue d’eau de France métropolitaine. Ce même dernier mot a servi à nommer le sommet qui domine l’endroit.

Le nom de la commune où est située cette étendue d’eau signifie qu’il s’agissait à l’origine du domaine agricole d’un homme germanique. Cette commune a été mentionnée sur ce blog dans un billet concernant des hauteurs et dans un autre concernant des hydronymes tandis qu’un de ses édifices religieux a servi d’illustration à un billet concernant le travail de la terre.

Le canton doit son nom aux cours d’eau qui le baignent.

Le chef-lieu de canton doit son nom (selon l’étymologie la plus consensuelle) à sa situation topographique et à son couvert végétal. Il a fait naguère l’objet d’une devinette concernant le végétal en question.

Le chef-lieu d’arrondissement a été mentionné sur ce blog une première fois à propos de ses eaux thermales et une seconde à propos du peuple qui a donné son nom à la région.

Toutes les communes ayant déjà fait l’objet de rubriques sur ce blog, on comprendra la difficulté que j’ai éprouvée à trouver des indices qui ne dévoileraient pas trop vite la solution … On se contentera donc de ça :

indice a 22 09 2024

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Les indices du mardi

■ un premier indice, pour le chef-lieu de canton :

indice-c-14-09-2024

■ un tableau, pour confirmer le pays :

indice-a-24-09-2024

■ et j’ose cet indice qui devrait vous rapprocher de la réponse, sauf si je me goure …

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Iscle

Dans le sud de la France, et dans certaines régions d’Espagne, une iscle désigne généralement un banc de sable émergeant au milieu d’un cours d’eau. Formées par le dépôt de sédiments transportés par le courant, les iscles peuvent être de formes et de tailles différentes et se recouvrir de végétation, le plus souvent buissonneuse.

iscle Le terme iscle est issu de l’occitan iscla, féminin, variante de isola,« île », lui-même du latin insula. La présence du -c- est généralement expliquée par l’influence du diminutif bas-latin isclonum (TDF*) sur le modèle *isola-culum (même diminutif que pour majuscule, opuscule etc.). NB : iscle est faussement donné comme masculin par certains dictionnaires en ligne, à l’encontre de l’étymologie latine (FEW*, IV -728b) et du nom occitan, féminin chez F. Mistral ( TDF* ) et L. Allibert (Dictionnaire occitan-français, 1966).

Certaines de ces iscles, au fil du temps, ont pu se souder à la rive et n’avoir conservé, de leur ancien état insulaire, que le nom. Selon les régions (et selon les auteurs des dictionnaires ou glossaires), ce terme a pris des sens variés : « lieu planté de buissons » en Savoie, « lieu planté de buissons dans le lit du torrent ou sur les berges» dans le Champsaur, « petite île remplie d’arbres et de buissons ; bruyères au bord d’un fleuve » en Provence, « lieu couvert de buissons et d’osiers le long des rivières » en pays niçois et même « lieu planté de chênes » du côté d’Agen …

Si on s’en tient à ceux qui sont mentionnés sur la carte topographique IGN au 1:25 000, la très grande majorité des toponymes issus de ce terme le sont sous la forme Iscle(s) et ne concernent qu’une trentaine de lieux-dits habités et moins de cent lieux-dits non habités, tous dans le Midi. On relèvera par exemple, dans les Hautes-Alpes le quartier des Iscles, à Veynes, qui était Insula en 1377 devenu Iscla en 1481 et L’Iscle, à Chorges qui était Ysola en 1512 dans un acte notarié et Yscla sur un cadastre de la même année – ce qui nous permet de confirmer l’étymologie. Dans le Dictionnaire topographique des Hautes-Alpes (J. Roman, 1884), ce dernier endroit est décrit comme un « bois taillis sur des graviers », tandis que d’autres lieux-dits homonymes sont notés simplement comme des « bois » (Saint-Clément, L’Argentière, Chabottes, Vallouise etc.), ce qui montre que le terme a pu parfois s’éloigner de son sens initial, quand le couvert végétal a été suffisamment important ou que le cours d’eau s’en est éloigné. À Briançon (H.-A.), le quartier appelé Les Iscles était Yscla en 1344 et Les Yscles en 1539.

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À Allons (A.-de-H.-P.)

Le sens premier d’île a toutefois été conservé notamment en ce qui concerne les îles de la Durance qui ont de tout temps servi de pâture aux bergers du Luberon, dès le mois de mai, quand l’eau se mettait à manquer dans leur région et dont certaines, bien endiguées, sont aujourd’hui cultivées. On connait par exemple les Iscles de Réparade, les Iscles du Tombadou,  l’Iscle du Mulet, les Iscles des Capélans et les Iscles du Tarteau rien qu’à Pertuis (Vauc.), les Iscles de la Durance à Puget (id.), les Iscles, les Iscles des Bonfillons, les Iscles de Castellamare à Senas (B.-du-R.) etc. À Nice (A.-M.), on trouve les Iscles des Arboras, les Iscles du Moulin et les Iscles du Cap de Spagnol, toutes situées rive gauche du Var, dont elles étaient des bancs d’alluvions aujourd’hui rattachés à la terre ferme. On signalera également, en Camargue, le Mas des Iscles (Vauvert, Gard), déjà mentionné sous ce même nom sur la carte d’état-major (fin XIXè siècle). Il y en a bien d’autres, qu’il serait inutile de toutes citer, sauf quelques unes au nom pittoresque comme les Iscles du Mois de Mai à Mallemort (B.-du-R.),les Iscles du Loup à Caumont-sur-Durance (Vauc.) ou encore  les Iscles Marquises à Lauris (Vauc.  – ça ne s’invente pas !).

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Sur le diminutif provençal iscloun ont été formés les noms de l’Iscloun à Saint-Vincent-sur-Jabron (A.-de-H.-P.) et à Comps-sur-Artuby (Var), du Grand Isclon à Caumont-sur-Durance (Vauc.), dont on notera au passage le nom paradoxal, des Bas et des Hauts Isclons à Mérindol (id.), ou encore des Iscloux à La Chapelle-en-Valgaudemard (H.-A.). Le diminutif iscleto a donné son nom à L’Isclette, à Réolier (H.-A.).

L’augmentatif isclas, isclasso est à l’origine des noms de l’Isclas (La Roche-de-Rame et Saint-Crépin, H.-A.) des Isclasses (Risoul, id.), du Gros Isclas (Puy-Sanières, id.) ainsi que du Vallon de l’Isclas (Beuil, A.-M.).

L’agglutination de l’article se retrouve dans les noms de Liscle à Réallon (H.-A.), Carcès (Var) et Oloron-Sainte-Marie (P.-A.).

On trouve également deux lieux-dits l’Escle, l’un à La Roque-en-Provence (H.-A.) et l’autre à Viviers (Ardèche), dont la situation près d’un cours d’eau peut faire penser à d’anciennes iscles (comme le suggère P. Gastal, NLEF*) mais ce que l’absence de formes anciennes ne permet pas de confirmer puisqu’il pourrait s’agir de dérivés du latin aesculum, « chêne ». On peut en dire autant pour le lieu-dit Lescle de Saint-Geours-en-Maremne (Landes) dont la situation topographique auprès du ruisseau qui porte son nom (le ruisseau de Lescle, le pont de Lescle et le Moulin de Lescle sont signalés sur le cadastre napoléonien de 1832 et le Moulin de Lescle est déjà présent sur la carte de Cassini, feuille 139, Bayonne, 1772) est en faveur d’une iscle mais sans exclure la possibilité d’un chêne isolé, caractéristique de la propriété.

Enfin, les iscles ont pu donner leur nom à des cours d’eau comme le Béal des Iscles à Savournon (H.-A. ; un béal est un canal d’irrigation, un bief), le Canal des Iscles à Saint-Laurent-du-Var (A.-M.), l’Adoux de l’Iscle d’Allos (A.-de-H.-P. ; un adoux est une résurgence de la nappe phréatique formant un petit ruisseau annexe d’une grande rivière) etc.

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La devinette

Il vous faudra trouver le nom, en trois mots dont le dernier est lié au mot du jour, d’une étendue d’eau de France métropolitaine. Ce même dernier mot a servi à nommer le sommet qui domine l’endroit.

Le nom de la commune où est située cette étendue d’eau signifie qu’il s’agissait à l’origine du domaine agricole d’un homme germanique. Cette commune a été mentionnée sur ce blog dans un billet concernant des hauteurs et dans un autre concernant des hydronymes tandis qu’un de ses édifices religieux a servi d’illustration à un billet concernant le travail de la terre.

Le canton doit son nom aux cours d’eau qui le baignent.

Le chef-lieu de canton doit son nom (selon l’étymologie la plus consensuelle) à sa situation topographique et à son couvert végétal. Il a fait naguère l’objet d’une devinette concernant le végétal en question.

Le chef-lieu d’arrondissement a été mentionné sur ce blog une première fois à propos de ses eaux thermales et une seconde à propos du peuple qui a donné son nom à la région.

Toutes les communes ayant déjà fait l’objet de rubriques sur ce blog, on comprendra la difficulté que j’ai éprouvée à trouver des indices qui ne dévoileraient pas trop vite la solution … On se contentera donc de ça :

indice a 22 09 2024

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Le Flacq à Aizier (Eure) et Flacouze à Beaumont (Ardèche) : les répauxdev

TRS, dès mercredi matin, m’a donné la réponse à la première des deux devinettes. Et puis plus rien. Un demi bravo à lui tout seul, donc.

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Il fallait trouver Le Flacq, un lieu-dit d’Aizier, du canton de Bourg-Achard dans l’arrondissement de Bernay, dans l’Eure.

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Le Flacq :

AIZIER Capture GEOP

Les toponymes

Le Flacq : le nom de ce hameau est écrit Le Flac sur la carte de Cassini (feuille 61, Lisieux, 1758), Le Flacq sur le cadastre napoléonien (Aizier, section A, 1824), Les Flacques sur la carte d’état-major (fin XIXè siècle – où l’on voit que les militaires qui savent que flaque s’écrit avec –que et qui en ont compté plusieurs se croient plus forts que les autres, sauf qu’ils se trompent !) et on reviendra à Le Flacq sur les cartes ultérieures. Ce nom est issu du moyen néerlandais vlacke, « étang maritime » (cf. l’introduction du billet). Il s’agissait vraisemblablement d’un endroit régulièrement envahi par l’eau lors de mascarets puissants remontant l’estuaire de la Seine, dont certains ont laissé des traces encore visibles sur les vestiges du port fluvial gallo-romain.

Aizier : attesté Aysiacus en 1026, du nom d’homme latin *Asius ou *Atius, variante d’Attius, accompagné du suffixe –acum. Ce dernier, qui aboutit normalement à –y ou –ay dans cette région a été remplacé ultérieurement par le suffixe –ier.

Bourg-Achard : on trouve mentionné en 1050 un Nemus Achardi (une « forêt ») puis un Burgus Acardi au siècle suivant. Il s’agit du groupe d’habitations plus ou moins fortifié dont le seigneur s’appelait Achard, du germanique ag– (portant une valeur guerrière, du vieil allemand eeg, « tranchant de l’épée » qui a donné le germanique *agio) et  hard, « dur, fort ».

Bernay : attesté Brenaicum en 1100, du nom d’homme gallo-romain Brennus et suffixe –acum. Pour ce qui a trait à Brennus, on pourra lire ce billet.

Les indices

■ l’homonyme d’un autre continent : Flacq est le nom d’un district de l’Île Maurice (en Afrique australe), qui lui a été donné par les Hollandais, qui colonisèrent l’île de 1598 à 1710. Ce nom est, lui aussi, issu du moyen néerlandais vlacke.

■ En 1937, à Flacq (Île Maurice), eurent lieu des émeutes de petits producteurs de canne à sucre, dont la répression fit quatre morts.

indice b 14 09 2024 ■ Patate de Marcel Achard : il ne fallait pas courir après les patates, mais après Achard, bien sûr.

indice c 14 09 2024 ■ le drop-goal, coup de pied envoyant le ballon entre les poteaux, est une action du jeu de rugby qui vaut trois points et qui peut propulser l’équipe qui en bénéficie jusqu’au titre de champion qui lui permettra alors de recevoir le bouclier de Brennus (du nom du sculpteur, pas du dieu gaulois). Et, de Brennus à Bernay

indice a 17 09 2024 ■ Édith Piaf, enfant, a vécu quelques années chez sa grand-mère Léontine Louise Descamps, dite « Maman Tine » ou « Titine », patronne d’une maison close à Bernay, en Normandie.

chiffres-definissent-lettrines-gravees-dans-style-medieval_

Il fallait trouver Flacouze, un lieu-dit de Beaumont, du canton des Cévennes ardéchoises, chef-lieu Les Vans, dans l’arrondissement de Largentière, en Ardèche.

local-Beaumont

Flacouze, ici écrit Flacouse :

FLACOUSE Capture GEOP

Les toponymes

Flacouze : c’est dans un acte notarié de 1657 (Me Vedelly, Beaumont) qu’apparait pour la première fois le nom de Flacouze. Ce nom sera conservé tel quel sur la carte de Cassini (feuille 90, Viviers, 1779) et sur le cadastre napoléonien (Beaumont, section B, feuillet 2, 1842), sera absent de la carte d’état-major et réapparaitra sur les cartes IGN ultérieures, tantôt écrit Flacouze tantôt Flacouse (comme sur la carte ci-dessus). Il est issu du terme flac, qui désignait un lieu humide, « plein d’eau et de boue », accompagné du suffixe –ouse, forme occitane issue du latin –osum, osa (français -eux, -euse). Ce suffixe indiquait la qualité (polverós, poudreux ; granilhós, granuleux) mais a souvent pris, en toponymie, un sens collectif. Le sens, ici, est sans doute celui de terrain *flaqueux, c’est-à-dire « humide, marécageux ». Le Trésor du Félibrige donne, pour l’occitan flaco, le sens de « marécage », en Forez, dont nous ne sommes pas loin. Le hameau s’est développé sur un relief (466 m) au dessus du vallon dans lequel coule le ruisseau de Flacouse qui devait rendre le terrain particulièrement humide voire marécageux.

Beaumont : attesté Bellomonte en 1209. Sans surprise, il s’agit d’un … beau mont.

Cévennes ardéchoises : le nom du canton est formé sur celui des Cévennes accompagné de l’adjectif correspondant au département.

■ Les Vans : attestés Vannis en 1208 puis les Ventz en 1623, d’une racine pré-celtique, probablement ligure, à valeur oronymique *van/ven, qu’on retrouve par exemple dans le nom des Grands Vans (2203m) en Haute-Savoie, de Vence (A.-Mar., capitale des Ligures Néruses entre Grasse et Nice), du mont Ventoux (Vauc.), etc

■ Largentière : d’abord Segualières (XIè siècle), « terre à seigle », puis Argentarie (1275) et Argentaria (1299) en référence au plomb argentifère qu’on extrayait de ses mines que se disputèrent, du Xè au XVè siècle, les comtes de Toulouse et les évêques de Viviers.

Ces deux derniers toponymes avaient été vus dans un billet en janvier 2022, duquel j’ai recopié les paragraphes correspondants.

Les indices

indice a 14 09 2024 ■ le poste à galène : la galène est l’autre nom du plomb argentifère, dont les mines longtemps exploitées ont donné son nom à Largentière.

■  « le suffixe –ouse/-ouze semble surtout vivant au XIXè et auXXè siècles, mais son emploi est la plupart du temps limité à l’argot. Il représente vraisemblablement une forme ancienne de –euse, conservée dans les patois, notamment du Centre et de l’Ouest ». (CNRTL).

indice b 17 09 2024 ■ Quelques scènes du film Trois cœurs (Benoît Jacquot, 2014)ont été tournées aux Vans

Les indices du mardi 17 septembre 2024

Personne n’a résolu mes dernières devinettes.

Sachant qu’il s’agissait de « trouver deux lieux-dits de France métropolitaine dont les noms auraient pu apparaître dans une des deux premières parties du billet » [flache et flaque], voici l’énoncé de la première d’entre elles :

chiffres-definissent-lettrines-gravees-dans-style-medieval_ - Copie La commune qui abrite le premier lieu-dit, qui porte un nom issu de celui d’un homme latin, fut un port fluvial gallo-romain, non loin d’un estuaire.

Le chef-lieu de canton porte un nom générique désignant un village accompagné du nom de son premier seigneur.

Le chef-lieu d’arrondissement porte un nom issu de celui d’un homme gallo-romain.

Le lieu-dit a un homonyme, de même étymologie, mais situé dans un autre continent.

■ pour le chef-lieu de canton :

indice b 14 09 2024

■ pour le chef-lieu d’arrondissement, mais ça c’est pour les champions :

indice c 14 09 2024

et les nouveaux indices :

■ situé à un endroit où les mascarets ont jadis fait des dégâts, le toponyme pourrait en tirer son nom.

■ pour le chef-lieu d’arrondissement :

indice a 17 09 2024

■ L’homonyme situé dans un autre continent a connu, peu avant la Seconde Guerre mondiale, des émeutes meurtrières dues à la chute du prix auquel on achetait aux agriculteurs locaux les végétaux qu’ils y coupaient .

cdl a

Et voici  l’énoncé de la seconde :

chiffres-definissent-lettrines-gravees-dans-style-medieval_Le lieu-dit porte un nom muni dès l’origine d’un suffixe adjectival, indiquant que la terre y était particulièrement molle ou humide. Il a donné son nom à un ruisseau.

La commune qui abrite ce deuxième lieu-dit porte un nom vantant l’aspect de son relief.

Le canton porte le nom des montagnes dans lequel il se trouve accompagné d’un adjectif formé sur le nom du département. L’origine oronymique pré-celtique du nom de son chef-lieu a été expliquée sur ce blog il y a un demi lustre.

L’origine minérale du nom du chef-lieu d’arrondissement a été expliquée en même temps que la précédente.

■ pour le chef-lieu d’arrondissement :

indice a 14 09 2024

et les nouveaux indices :

■ le suffixe du nom à trouver lui donne aujourd’hui un aspect vulgaire voire argotique.

■ pour le chef-lieu de canton :

indice b 17 09 2024

cdl a

Réponses attendues chez leveto@sfr.fr

Flaque, flache etc.

tintin_ecrit2  Le latin flaccus, –a, –um, « flasque, pendant » est à l’origine, par des chemins plus ou moins complexes, de plusieurs mots de la langue française comme flaque, flasque et leurs dérivés.

Vers 1180 est apparu, directement du latin, l’adjectif flac, de même sens. Son féminin flache, « mou, affaissé, creux » a été substantivé  pour désigner un « lieu plein d’eau et de boue » (1341) voire une mare dans les endroits argileux. C’est la forme picarde flasque (attestée au XIIIè siècle) de ce substantif qui a été transposée en français « flaque » (1564), le terme « flache » restant d’emploi régional :

Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache

Noire et froide où vers le crépuscule embaumé

Un enfant accroupi plein de tristesses, lâche

Un bateau frêle comme un papillon de mai

(Rimbaud, Le bateau ivre)

On a rapproché ce terme « flache» de l’allemand flach, lui-même du germanique *flaka, « plat », ou encore du moyen néerlandais vlacke, « étang maritime ». Quoi qu’il en soit, tous ces termes, y compris le latin flaccus, sont issus d’une même racine indo-européenne *plak-

Le terme « flasque » est attesté en 1421 en parlant de l’eau, au sens de « stagnant ». Il s’agirait en réalité d’une variante d’un *flaque préexistant auquel un s aurait été ajouté pour le rendre plus expressif. Une autre hypothèse explique ce s par des dérivés gallo-romains de flaccere, « devenir mou », sous les formes *flaccitare ou *flaccicare.

Ces termes, et leurs dérivés, ont eu des fortunes diverses en toponymie : on compte plus de trois cents noms directement issus de « flache » accompagné ou non d’un suffixe et plus deux cents directement issus de « flaque », auxquels on peut ajouter plus d’une centaine de noms formés sur des variantes. La plupart de ces toponymes concernent (ou concernaient) des bas-fonds spongieux, humides, mouvants

flasque dans flaque

Je termine en rappelant que la « flasque », petit flacon plat, tient son nom du bas-latin flasca, « bouteille pour le vin », dérivé du germanique *flaska, sans rapport avec le sujet du jour, la flaque — sauf si vous laissez tomber la première dans la seconde, bien sûr.

 

Flache

Comme on pouvait s’y attendre, les toponymes du type (La ou Les) Flache(s) sont les plus nombreux. Pour les distinguer les uns des autres, on les a parfois accompagnés d’un complément comme un adjectif pour les Grandes Flaches (Rive-de-Gier, Loire etc.), les Petites Flaches (Duerne, Rhône etc.) etc., comme un nom de propriétaire pour la Flache Thomas (Chamant, Oise etc.) ou la Flache Jeannette (Amy, Oise) etc., comme un nom d’animal pour la Flache aux Oies (Thieux, S.-et-M) ou les Flaches de l’Âne (Yzeron, Rhône) et d’autres. À Chabanière (Rhône), se trouve le lieu-dit Flachemaron, dont la mare a fait l’objet d’une étude par le Conservatoire des espaces naturels Rhône-Alpes.

Le collectif flachet (suffixe latin -etum), a pu avoir localement, outre le sens de lieu humide, marécageux, le sens de « petit ruisseau ». On le trouve dans une quarantaine de toponymes du type (Le ou Les) Flachet(s), dont une dizaine dans la Drôme, dont un Ravin de Flachet et un Col Flachet à Venterol. On trouve ce même nom écrit Le Flachey à la Chapelle-de-la-Tour, en Isère.

Le dérivé collectif flachère est à l’origine de plusieurs toponymes du type (La ou Les) Flachère(s), dont celui de deux communes Iséroises, La Flachère (Flachieyrium au XIIIè siècle) et Flachères (de Flaceriis, toujours au XIIIè siècle). On trouve également un Ravin de la Flachère (Sainte-Euphémie-sur-Ouvèze, Drôme), un Col de la Flachère (Notre-Dame-de-Briançon, Savoie) et deux Ruisseaux de la Flachère (Saint-Marcel-de-Félines, Loire ; Chassiers, Ardèche).

CPA Flachère-

On trouve également des variantes orthographiques comme (la) Flachaire (Portes-en-Valdaine, Le Poët-Laval, Dieulefit dans la Drôme ; Roucoules et Saint-Maurice-de-Lignon dans la Haute-Loire) ou la Flacheyre (Gluiras, Ardèche ; Mazet-Saint-Voy, Sainte-Sigolène et Rosières, Haute-Loire). Flachère a aussi pu désigner une roselière, notamment dans les Alpes savoyardes (et dans le canton de Vaud, en Suisse), où on trouve plusieurs dits Flachère(s) et aussi La Fléchère (Saint-Jean-de-Tholomme, H.-Sav.) et Fléchères (Fareins, Ain) qui était Flachères en 1298.

Notons que ces derniers noms ont pu devenir des noms de famille. En Dauphiné, le flachier a désigné un marais, un étang d’eau stagnante, d’où les toponymes drômois Flachier (Cornillon-sur-l’Oule, Bellecombe-Tarendol), Font Flachier (D’Albon), le Flachier et le Ravin du Flachier (Buis-les-Baronies) et l’ardéchois Le Flachier (Saint-Vincent-de-Barrès).

Le flacher a désigné l’habitant d’un lieu boueux, d’une flache et, devenu nom de famille, a donné plusieurs lieux-dits comme Flacher (Chomérac, Ardèche), Le Flacher (Félines, id.) et quatre Maison Flacher (Châtonnay, Bossieu, Ornacieux et Nantoin en Isère)

Une autre dérivation a fourni flacheron, aussi bien toponyme que patronyme, qu’on retrouve à Flacheron (Soucieu-en-Jarrest, Rhône) et, sous une forme légèrement modifiée, à Flacheraud (Fraisse-sur-Agout, Hér.).

Enfin, l’ancien verbe flachir, « rendre flasque, mou, affaiblir » a donné le flachis, « mare d’eau» (Dictionnaire de l’ancien français, Godefroy), nom qui apparait dans Les Flachis (Rully, Oise) et les Flachisses (Saint-Julien-sur-Bibost, Rhône).

On aura noté que j’ai laissé de côté les noms d’origine germanique comme Flachenfeld (à Betting-lès-Saint-Avold, Mos. etc.) ou Flachenend (à Seltz, B.-Rhin) et bien d’autres qui ont plus à voir avec un terrain plat qu’avec un lieu humide.

Flaque

Ce sont, là aussi, les toponymes du type (La ou Les) Flaque(s) qui sont les plus nombreux et, là aussi, ont les a souvent complétés : d’un adjectif comme pour Basse Flaque (Cormont, P.-de-C. etc.), la Flaque Grise (Berck, id.), la Flaque Salée (Fescamps, Somme) etc. ; d’un nom de personne comme pour la Flaque Bonnard (Talmas, Somme), la Flaque Jacques Lamart (Berck, P.-de-C.) etc. ; d’un nom d’animal comme pour les Flaques à Canards (Hombleux, Somme), la Flaque aux Chiens (Verton, P.-de-C.), la Flaque à Harengs (Anzin-Saint-Aubin, P.-de-C.), la Flaque à Grues (Locquignol, Nord), la Flaque à Raine (Noyelles-sur-Mer, Somme – raine = grenouille) etc. ; d’un nom de végétal comme pour la Flaque à Chanvre (Champien, Oise), la Flaque à Joncs (Blérancourt, Aisne) etc. ; d’un nom de lieu comme pour la Flaque du Moulin à Vent (Le Nouvion-en-Thiérache, Aisne), la Flaque de la Prison (Rang-du-Fliers, P.-de-C.) etc.

À Magnac-Bourg (H.-Vienne) se trouve un lieu-dit Flaquecorne qui tient son nom d’une mare en forme de coin, d’angle saillant.

Le diminutif flaquet se retrouve dans des noms comme le Flaquet et le Petit Flaquet (Ors, Nord)  Le Flaquet de Lomme (Capinghem, id. ; lomme = l’orme), le Grand Flaquet (Grosville, Manche etc.) et quelques autres dont un Flaquet au Houga (Gers) qui montre que le nom est devenu patronyme et a voyagé. Le féminin apparait dans les noms de la Flaquette (Berles-Monchel, P.-de-C.), du Canton de la Flaquette et de Notre Dame de la Flaquette (Locquignol, Rhône) et dans les Flaquettes (Guînes et Hames-Boucres, P.-de-C.). Mais non, pas de Roux Flaquette.

Les toponymes du type Flaquier ou Flaquière(s), particulièrement fréquents en Normandie (au moins 24 !) mais aussi présents en Nouvelle-Aquitaine (Marquay, Dord.), en PACA (Le Tignet, A.-M.), et en Occitanie (Soustelle, Gard) sont probablement issus de patronymes désignant le fabricant ou le marchand de flacons ou, pour ceux du Midi, désignant une personne faible, indolente (flaquièro attesté dans ce sens). On trouve également deux Flaquerie (Chevanceaux, Ch.-M. et Préaux, Indre) qui étaient des propriétés d’un nommé Flaque ou Flaquier.

Aussi étonnant que cela puisse être, je n’ai trouvé qu’un Moulin du Flasque aussi écrit du Flascq (IGN) et du Flasq (Carte d’état-major, fin XIXè siècle) à Nuaillé-d’Aunis (Ch.-Mar.) qui est le seul toponyme à avoir conservé le terme flasque dans son nom, probablement le sobriquet du premier meunier.

Flaissière ?

Ernest Nègre (TGF*) émet l’hypothèse d’une forme *flaissière qui serait  une variante de flaquère, attesté en langue d’oïl au sens de « petite mare » et qui a pu signifier « terrain marécageux ». Il en déduit que le nom de Flesselles (Somme) qui était Flaiscerii en 1120, Flaissières en 1301 et Fleschelles en 1535 et celui de son diminutif Flesserolles à Coisy dans le même département, seraient issus de ce *flaissière, « terrain marécageux ». Ce n’était pas l’avis d’Albert Dauzat (DENLF*) qui voyait dans ces noms l’ancien français flais, « fagot de menu bois pour pêcher », accompagné d’abord du suffixe –aria, avant de changer pour –elle.

Les choses se compliquent quand on examine le nom de La Flayssière (Joncels, Hér.) qui était la Flachière en 1759 et la Flaissière en 1770. Frank Hamelin (TH*) voit dans ce nom un dérivé de l’ancien occitan flileiis, du latin flexum, accompagné du suffixe collectif –aria, avec le sens de « versant très vallonné ». Il s’appuie pour cela sur les noms du lieu-dit Flès (Villeneuve-lès-Maguelonne, Hér.) qui était Fleis en 1154 et Flexo en 1155, des Fleysses (Colombières-sur-Orb, id.), des Fleysses (Les Aires, id.) ou encore d’une localité non identifiée près d’Agde mentionnée comme Campum meum de Flexio en 1176. Ces noms viendraient donc du latin flexum par l’occitan flileiis, avec les sens de « méandres » à Villeneuve-lès-M., de « tournants » à Colombières-sur-Orb et de « versant très vallonné » aux Aires. La Flaissière à Riols (Hér.) et Les Flaissières à Montdardier (Gard) doivent avoir une origine similaire. Cependant, dans tous ces noms du domaine occitan, Jacques Astor (NLFMF*), à la suite d’Albert Dauzat, voit un dérivé en –ièr de l’ancien occitan flais désignant le fagot de bois menu pour pêcher (… « sans doute les écrevisses », ajoute-t-il). Pour lui, il s’agirait d’un croisement de fais, « fagot» (latin fascis, « faisceau ») et de flexus, « flexible », allusion à la finesse des branchettes constituant le fagot. La Flayssière désignerait alors le fourré où l’on peut faire de la ramée tandis que Flaissier désignerait le ramasseur de branchages, le faiseur de fagots. Nous sommes donc bien loin de la flaque, du lieu humide.

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

Rog rouge personnage loupe

Les devinettes

N’ayant pu me résoudre à choisir, je vous propose aujourd’hui deux devinettes. Il s’agira de trouver deux lieux-dits de France métropolitaine dont les noms auraient pu apparaître dans une des deux premières parties du billet.

chiffres-definissent-lettrines-gravees-dans-style-medieval_ - Copie La commune qui abrite le premier lieu-dit, qui porte un nom issu de celui d’un homme latin, fut un port fluvial gallo-romain, non loin d’un estuaire.

Le chef-lieu de canton porte un nom générique désignant un village accompagné du nom de son premier seigneur.

Le chef-lieu d’arrondissement porte un nom issu de celui d’un homme gallo-romain.

Le lieu-dit a un homonyme, de même étymologie, mais situé dans un autre continent.

■ pour le chef-lieu de canton :

indice b 14 09 2024

■ pour le chef-lieu d’arrondissement, mais ça c’est pour les champions :

indice c 14 09 2024

chiffres-definissent-lettrines-gravees-dans-style-medieval_  Le lieu-dit porte un nom muni dès l’origine d’un suffixe adjectival, indiquant que la terre y était particulièrement molle ou humide. Il a donné son nom à un ruisseau.

La commune qui abrite ce deuxième lieu-dit porte un nom vantant l’aspect de son relief.

Le canton porte le nom des montagnes dans lequel il se trouve accompagné d’un adjectif formé sur le nom du département. L’origine oronymique pré-celtique du nom de son chef-lieu a été expliquée sur ce blog il y a un demi lustre.

L’origine minérale du nom du chef-lieu d’arrondissement a été expliquée en même temps que la précédente.

■ pour le chef-lieu d’arrondissement :

indice a 14 09 2024

Réponses attendues chez leveto@sfr.fr

Pellusegagne à Larrau (P.-A.) : la répàladev

Personne n’a résolu ma dernière devinette.

Il fallait trouver Pellusegagne à Larrau, du canton de Montagne Basque, chef-lieu Mauléon-Licharre, dans l’arrondissement d’Oloron-Sainte-Marie des Pyrénées-Atlantiques.

Larrau, c’est ici, tout en bas à gauche :

local-Larrau

Et Pellusegagne, là, tout à gauche :

PELLUSEGAGNE Capture IGN

Pellusegagne, tout à gauche, et Larrau, tout à droite

cul de lampe vert 1

La toponymie

Pellusegagne : le basque gain, « sur, en haut », entre dans la formation de nombreux toponymes et oronymes. C’est surtout en Soule qu’on rencontre des noms de montagnes terminés par gain, la plupart du temps sous la forme palatalisée gagna (le –a final étant l’article défini du basque), comme Zazpigagn, « sept sommets », Salhagagna « hauteur de la maison noble », ou encore Otxogorrigagna, « la hauteur du loup rouge », sans doute une évocation légendaire, tous situés sur la commune de Larrau. Ici, gagne est précédé de Pelluse, nom formé sur la base pré-indo-européenne *pel vue dans l’article avec le même suffixe que pour la Pointe Pelouse rencontrée dans les Alpes.

Larrau : ce nom est attesté Sanctus Johannes de Larraun en 1174 et encore l’ospitau de Larraun en 1385, du basque larra-un, nom formé de larra, « lande, terre inculte, déserte », et –un, suffixe locatif.

■ canton de Montagne Basque : faut-il expliquer ?

Mauléon-Licharre :

Mauléon : attesté Mauleon en 1150, Malleon en 1276 et Malus Leo en 1277, allusion à des « mauvais » ou « méchants » lions destinés à inspirer la terreur à d’éventuels assaillants. Il s’agissait à l’origine du nom de la forteresse créée ou plutôt restaurée au début du XIIe siècle sous ce nom typiquement féodal.

Licharre : attesté Lecharre en 1327, Lexarre en 1337, Lesarre en 1338, lo noguer de Licharre en 1385, sent Johan de Lixare en 1470 et Lixarre en 1490. Pour plusieurs raisons (passage de les– des formes anciennes au lix– des formes modernes, contradiction entre le –ch– de la forme moderne et le –xt– du nom basque Lextarre etc.) ce nom est d’interprétation difficile. On pense généralement à un composé de lats, « cours d’eau », et de -aurr, « devant, situé au-devant » (avec réduction de la diphtongue aur à ar), suivi de l’article défini –a (passé à –e en voyelle finale atone). Le nom signifierait simplement que Licharre est « le devant du cours d’eau », c’est-à-dire du Saison. (J.-B. Orpustan, Nouvelle toponymie basque, 2010).

Explication du noguer de Licharre : « Tous les règlements publics et les jugements de justice étaient décidés par l’organisme complexe et partiellement représentatif nommé “cour de Licharre” (ou “cour d’orde” réunie au son du tocsin), et il s’ensuit que ce lieu est l’un des plus souvent cités de la toponymie souletine : avec la précision pittoresque de “noyer de Licharre” comme en 1385 (et en 1455 debag lo noguer de lixarre), à l’emplacement, dit-on, où se tenait la cour de justice composée du vicomte ou du roi ou son représentant, des podestats et autres nobles “juges jugeants”, ou avec la référence au sanctuaire ou oratoire de “Saint Jean de Licharre” où les créanciers étaient tenus de jurer leurs droits.» (op.cit.)

Oloron-Sainte-Marie :

Oloron : était Iluron au IVè siècle (Itinéraire d’Antonin) puis Civitas Elloronensium vers l’an 400 et enfin Oloro en 506, de la base basque ili, « domaine, ville ». La deuxième partie du nom est plus discutée : pour certains il s’agirait du basque ur, « eau » (la ville est située au confluent de deux gaves), pour d’autres il s’agirait d’un simple suffixe de sens mystérieux …

Sainte-Marie : ce nom apparaît sous les formes Maria in Eleron au XIe siècle puis Sancta-Maria de Olorno en 1215, la paroisse ayant été placée sous la protection de la Vierge Marie.

cul de lampe vert 1

Les indices

indice a 08 09 2024 ■ les Forges de Vulcain : ce tableau de François Perrier (1594 – 1649) devait faire penser aux anciennes forges de Larrau qui ont longtemps fait la richesse et la réputation de la ville

indice-c-08-09-2024 ■ l’eau de Javel : cette bouteille devait faire penser à Antoine Germain Labarraque (1777 – 1850), né à Oloron-Sainte-Marie, qui « découvre les propriétés désinfectantes de l’eau de Javel qu’il recommandera sous forme diluée (appelée depuis Eau de Labarraque) dès 1825 ».

indice b 10 09 2024_ ■ « Pelouse, pente et fleurs », tel est le nom de cette toile peinte, qui devait faire rechercher une pelouse en montagne : Pellusegagne ?

indice a 10 09 2024 ■ on aura reconnu une pelote basque, bien entendu.

Les indices du mardi 10 septembre 2024

Personne n’a encore résolu ma dernière devinette.

L’énoncé en était le suivant :

Il vous faudra trouver un oronyme de France métropolitaine lié à un des mots du jour [*pal- et *pel-] accompagné d’un mot signalant une hauteur dans la langue régionale. Ce toponyme s’écrit en un seul mot, sans trait d’union.

Le nom de la commune qui l’abrite fait référence à la pauvreté de la végétation, à son terrain plutôt inculte.

Le nom du canton fait référence au relief caractéristique du pays. La première partie du nom de son chef-lieu était censée rebuter d’éventuels assaillants.

Dans la langue régionale, la première partie du nom du chef-lieu d’arrondissement indiquait qu’il s’agissait d’un domaine, d’une ville.

■ un indice pour la commune :

indice a 08 09 2024

■ un autre pour le chef-lieu d’arrondissement :

indice-c-08-09-2024

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Les indices du mardi

■ le premier indice ci-dessus concerne ce qui a, un temps, fait la richesse de la commune.

■ pour le lieu-dit lui-même :

indice b 10 09 2024_

■ pour la région :

indice a 10 09 2024

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr