Les mesures ( suite )

Après avoir pris puis gardé la mesure, vu le joug et le quarton, vient le temps d’en finir ( ou presque ? ) avec les mesures agraires ayant donné des toponymes.

Quand, dans un pays ou un canton, tout le monde mesurait son champ de la même manière, peu importait alors la précision : parler de mesure suffisait. C’est ainsi qu’on trouve par exemple des lieux-dits la Mesure à Azerables ( Creuse ), les Mesures à Imphy ( Nièvre ), les Treize Mesures à Boubourg ( Nord), les Quarante Mesures à Thérouane ( P.-de-C.), les Quatre-Vingts Mesures et les Cent Mesures à Thélus ( P.-de-C.) et bien d’autres pour la plupart en Artois et Picardie. Le diminutif Mesuret se trouve par exemple à Montesquieu-Volvestre ( H.-G.), les Longues Mesures à Roussent ( P.-de-C.), les Basses et les HautesMesures à Brillac ( Char.), etc.

Mesure à grains : le boisseau

Quand tout le monde savait de quoi l’on parlait, il n’était alors plus nécessaire d’ajouter quoi que ce soit au nombre qui pouvait alors exprimer une superficie ou éventuellement servir d’indicateur de redevance.

C’est dans les Hauts-de-France qu’on trouve le plus grand nombre de ces micro-toponymes dont voici quelques exemples : Noyelles-sous-Bellonne ( P.-de-C.) compte les Trente et les Dix-Neuf ; Lauwin-Planque ( Nord) a les Douze, les Dix-Neuf, les Vingt-Deux, les Vingt-Quatre et les Vingt-Cinq ; à Esquerchin ( Nord), on trouve le Champ des Soixante, le Chemin des Soixante, le Chemin des Trente et les Trente-Six ; autour de la ferme du Val Heureux à Candas ( Somme ) se trouvent les Quarante, les Quatorze, les Seize, les Dix-Sept et les Vingt. On trouve bien sûr ailleurs de ces micro-toponymes comme les Dix-Neuf à Saint-Pierre-des-Corps (I.-et-L.), les Sept à la Pommeraye ( M.et-L.), les Quatre-Vingt-Quinze à Yèvre-la-Ville ( Loiret ), etc.

Mesure à grains : le pluviomètre

Un mot, qui désignait une terre cultivée par rotation mais qui ne figure pas dans les dictionnaires de référence ( Larousse, Littré, Robert ), a été utilisé comme micro-toponyme. C’est le rythme de cette rotation, défini par un nombre, qui, accolé à un terme désignant la terre, a servi a former ce nom.

Quels sont ce mot et ce micro-toponyme ?

Tè, un indice — mais un gros!

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s