Pouveroux à Saint-Genès-la-Tourette (P.-de-D.) : la répàladev

Un Intrus et LGF sont les seuls à avoir résolu ma dernière devinette. Bravo à tous les deux !

Il fallait trouver le lieu-dit Pouveroux de Saint-Genès-la-Tourette, dans le canton de Brassac-les-Mines de l’arrondissement d’Issoire (Puy-de-Dôme).

Saint-Genès-la-Tourette, ici :

Pouveroux, là, en bas à droite :

Les toponymes

Pouveroux : ce nom est issu de l’occitan polvèra, « poussière » accompagné du suffixe de qualité –oso, soit « le poussiéreux ».

Saint-Genès-la-Tourette

Saint-Genès : du nom Genesius de plusieurs saints dont un martyr à Thiers en Auvergne au IIIè siècle, un martyr à Rome sous Dioclétien et un archevêque de Lyon au VIIè siècle.

la Tourette : il s’agit d’une petite tour de garde édifiée au XIIIè siècle

Brassac-les-Mines

Brassac : attesté Braciacus au IXè siècle, du nom d’homme gaulois Bracus latinisé en Bracius et suffixe –acum.

les Mines : ce complément, adopté en 1887, rappelle le passé minier de la ville qui a exploité le charbon dès le XVIIè siècle et jusqu’en 1978, date de fermeture du puits Bayard.

Issoire : comme je l’écrivais dans un article à propos du gaulois *durum, « citadelle » (et comme je l’ai ajouté à la rubrique « toponymie » de la page wiki) le nom d’Issoire, attesté Iciodurum au VIè siècle, vient du gaulois Iccius (dérivé de *spiko, « le pic, oiseau », avec amuïssement habituel du –p– initial en gaulois).

Les indices

■ ce chevalement devait rappeler le passé minier de Brassac-les-Mines.

 ■ Woody Woodpecker, le pic-vert, pour rappeler l’étymologie d’Issoire.

■ « Ah, non, merde !, à propos du putain de petit bâtiment, je ne peux pas vous en dire plus, bordel ! » : cette phrase truffée de gros mots devait évoquer le syndrome Gilles de La Tourette (SGT). Et oui, je sais, ce n’est pas le symptôme le plus représentatif mais c’est celui que tout le monde connait.

■ « Et si vous n’avez pas d’idée pour le chef-lieu d’arrondissement, demandez donc à vos copains … » :   les copains en question devaient rappeler le roman de Jules Romains, dans lequel Les Copains s’essaient aux bouts rimés sur Issoire -passoire et Ambert-camembert. (lire ici).

Les indices du mardi 04 novembre 2025

Un Intrus et LGF ont déjà résolu ma dernière devinette. Félicitations !

L’énoncé en était le suivant :

Il vous faudra trouver un lieu-dit de France métropolitaine dont le nom est lié au mot du jour [polvèra, poussière].

La commune qui l’abrite porte le nom d’un saint accompagné de celui d’un petit bâtiment.

Le nom du  bureau centralisateur du canton  est issu de celui d’un homme gaulois complété par un terme rappelant une production locale aujourd’hui abandonnée.

Un indice pour le canton :

Un indice pour le chef-lieu d’arrondissement :

Les indices du mardi

■ Ah, non, merde !, à propos du putain de petit bâtiment, je ne peux pas vous en dire plus, bordel !

■ Et si vous n’avez pas d’idée pour le chef-lieu d’arrondissement, demandez donc à vos copains …

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Polvèra et poussière

Ce  petit billet a été écrit pour répondre à un ami qui, envisageant d’acquérir une maisonnette à la campagne, me demandait le sens du nom de l’endroit où elle se situe. Cette question, qui pourrait sembler très accessoire n’est pourtant pas dépourvue de pertinence : si vous envisagez de vous installer à un endroit appelé Nègue-Saume ou Nèguevaques, attendez-vous à des crues soudaines du ruisseau du coin ; si vous envisagez de poser vos valises à Balledent ou à Grattepanche, prévoyez de retrousser vos manches et n’attendez pas de miracles de votre potager …

L’occitan polvèra, « poussière » (du latin pulvis, eris) est à l’origine de nombreux toponymes dont le sens est le plus souvent lié à la nature du sol.

Directement issu du terme occitan, mais avec –b mis pour –v, on trouve le lieu-dit Poulbère à Saint-Vincent (T.-et-G.) et ses dérivés Poulbereil à Lavaurette (id.) et Poulberens à Caussade (id.).

Le nom de la commune de Pulvérières (P.-de-D.) représente un dérivé en –ièra de ce même polvèra : il s’agit  ici de la poussière de pouzzolane, lave d’origine volcanique de couleur rougeâtre, très présente comme le montre l’ancienne carrière de pouzzolane du Puy de l’Espinasse.

Avec le même suffixe collectif ont été formés les noms des lieux-dits Polvérières au Cayrol (Av.) et La Poulverière à Cabanès (id.) ainsi que celui de Poulvelarie à Altillac (Corr.).

Avec le suffixe collectif –ina, on trouve La Pouverine à Cuers (Var), Les Polvérines ou Las Poulbérines à Porté-Puymorens (P.-O.).

La forme adjectivale occitane polverèl se retrouve quant à elle dans des noms comme Le Polverel ou Poulverel à Alassac et Yssandon (Corr. – écrit Pulverel sur la carte de Cassini en 1783), La Poulverelle à Lavaur (Tarn) ou encore Polverelles à Malbo (Cant.). Le Pégorier (GTD*) définit le terme poulverel comme « terres poudreuses en particulier arènes dolomitiques ».

Les termes occitans polverin et polverèl renvoient, selon le Trésor du Félibrige (TDF*), à la « poussière fine que le vent soulève », par exemple les fines particules de terre soulevées durant le labour par le vent, en période sèche. Par conséquent, les noms de lieux en question pourraient désigner des terrains secs, en tout cas rarement détrempés. Une autre possibilité (TNO*) pourrait être celle de désigner un endroit où l’on fabriquait de la farine (pulvera farina). Toutefois, un certain nombre de ces toponymes pourraient se rattacher à l’ancien droit de pulvérage, droit que faisaient payer les seigneurs (à l’imagination sans limite) aux propriétaires des troupeaux transhumants, à cause de la poussière soulevée qui passait pour gâter les récoltes.

La Corse n’est pas en reste puisqu’on y trouve la commune de Polveroso (H.-C.), dont le nom est formé avec le suffixe adjectival de qualité –ós (du latin –osu), le lieu-dit Polverolla à Corte (id.), un ruisseau Polvera à Lano (id.) et la Bocca di Polverosa à Tasso (C.-du-Sud – avec bocca, « col, passage »). Sur le continent cette fois, avec le même suffixe –ós, on trouve le nom de Pouverous à Bozouls (Av).

On aura remarqué que j’ai passé sous silence les toponymes formés sur le mot poussière. On compte moins de soixante-dix lieux-dits Poussière(s), majoritairement en pays de langue d’oïl (Grand-Est, Pays-de-la-Loire, Bourgogne-Franche-Comté, Bretagne, Normandie) et moins d’une dizaine en Nouvelle-Aquitaine, en PACA et en Occitanie. Ces noms ne présentent guère d’intérêt, désignant la plupart du temps un terrain léger, s’enlevant facilement en poussière et peut être, dans quelques cas, la poussière de charbon.

J’en termine en rappelant le billet consacré à Boulbène, que certains spécialistes font venir du latin pulvis, « poussière ».

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

La devinette

Il vous faudra trouver un lieu-dit de France métropolitaine dont le nom est lié au mot du jour.

La commune qui l’abrite porte le nom d’un saint accompagné de celui d’un petit bâtiment.

Le nom du  bureau centralisateur du canton  est issu de celui d’un homme gaulois complété par un terme rappelant une production locale aujourd’hui abandonnée.

Un indice pour le canton :

Un indice pour le chef-lieu d’arrondissement :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Chauchagrun, à Peyre-en-Aubrac (Loz.) : la répàladev

Un Intrus et LGF sont les seuls à avoir résolu ma dernière devinette (et ce n’était pas si facile, cf. le fichier « officiel »). Bravo à tous les deux !

Il fallait trouver Chauchagrun, une colline à Peyre-en-Aubrac, dans l’arrondissement de Mende en Lozère, l’ancien Gévaudan.

Peyre-en-Aubrac :

Chauchagrun :

Chauchagrun, tout à gauche, et le Roc de Peyre, en bas à droite

Les toponymes

Chauchagrun : attesté Chauchagrum sur le cadastre napoléonien de 1841 de Sainte-Colombe-de-Peyre, ce nom est une agglutination de l’occitan chaucha grum, « foule le grain ».

L’endroit est qualifié de « terre vaine » sur ledit cadastre, c’est-à-dire de « terre inculte et non close ».

Il devait s’agir de l’ endroit où l’on foulait les grains de céréales, souvent aux pieds des bêtes de trait.

Ce nom n’apparait pas dans le fichier FANTOIR de la commune. On y trouve néanmoins un lieu-dit Chauchaguies dont je me demande bien d’où il sort et ce qu’il veut dire.

■ Peyre-en-Aubrac : cette commune a été créée en 2017 par la fusion de Saint-Sauveur-de-Peyre, Sainte-Colombe-de-Peyre, Fau-de-Peyre, Chaze-de-Peyre, Javols et Aumont-Aubrac.

Peyre : sans surprise, ce nom est issu de l’occitan pèira, « pierre ». Le roc de Peyre, au sud-est de Saint-Sauveur-de-Peyre fut, une fois fortifié, le cœur de toute une contrée. Les noms de Saint-Sauveur-de-Peyre, Fau-de-Peyre, Saint-Léger-de-Peyre, La Chaze-de-Peyre et Sainte-Colombe-de-Peyre  témoignent de  l’expansion du fief de Peyre, la première baronnie du Gévaudan, étendue sur le plateau de l’Aubrac.

Aubrac : dans un billet consacré au gaulois *bracu, j’écrivais :

Le nom de ce pays, partagé entre Aveyron, Lozère et Cantal, est attesté en occitan Albrac au XIIIè siècle. C’est une formation sur le nom ancien du village Altum Bracum, bâti au Moyen Âge autour d’un hospice, tenu par des moines, fondé en 1120 pour héberger les pèlerins sur le chemin de Compostelle. Le nom est attesté après cette date hospitale de Alto Braco puis en 1289 Mons de Alto Braco , tandis qu’Albrac apparait dès 1168. Il s’agit d’une formation médiévale composée du latin altus, « haut » et de l’appellatif gaulois *bracu, « marais ». La région était alors boisée et marécageuse ( DNLF* ). Les étymologies selon un hypothétique oronyme *alb- ( DENLF* ) ou un nom de personne romain Alburius et suffixe gaulois –acum ( TGF ) sont peu conciliables avec la forme de 1120 et donc peu convaincantes

Mende : dans une répàladev du 30 juillet 2022, j’écrivais :

on ne peut que supposer l’existence d’un oppidum gaulois sur le Mont Mimat ; une petite ville romaine s’est établie à son pied, à l’emplacement même de Mende. C’est Grégoire de Tours, en 575-94, qui évoque le martyre de saint Privat in criptam Memmatis montis, au premier Livre de son Histoire des Francs. Le même auteur cite plus loin la ville, ex Mimate. On comprend que la forme originelle est donc Memmate : accentuée sur la première syllabe, elle est à l’origine de Mende. Le nom est issu du gaulois *Menman, « pensée, prière ; intelligence, esprit », muni du suffixe locatif gaulois –ate. On retrouve ce radical dans des noms de divinités gauloises comme Menmandutiae à Béziers, Minmantiae à Périgueux, Menmanhia à Rome. Il est fort probable que la montagne surplombant Mende a fait l’objet d’un culte, comme c’était alors fréquent ; c’est sur le flanc de cette montagne que se trouvait l’ermitage de saint Privat où il fut découvert et martyrisé par les Alamans. La montagne n’est appelée le Mont Mimat que depuis 1724 environ, mais les paysans locaux ont conservé l’habitude de l’appeler lou Truc (de Saint-Privat) ; l’appellation Mont Mimat est une réfection d’érudits locaux. La forme originelle Mimate a eu pour résultat occitan régulier Memde en 1152, graphié Mende en français en 1318.

Gévaudan  : dans le même billet que ci-dessus, j’écrivais :

ce pays historique du haut Moyen Âge, formé de l’ancien diocèse de Javols (Loz.), est devenu partie de l’ancienne province de Languedoc, dont le chef-lieu est Mende (Loz.) et qui correspond grosso modo à l’actuel département de la Lozère. Le nom du pays est attesté in Gabalitano en 587-93, toujours chez Grégoire de Tours. C’est une formation du haut Moyen Âge, sur le nom de la ville Gabali (l’actuelle Javols) avec le suffixe –itanu couramment utilisé dans l’Empire romain pour nommer des peuples ou des habitants. Le nom originel du peuple est ici Gabali, utilisé par César au milieu du Ier siècle av. J.-C. ; en 77,  Pline l’Ancien l’appelle Gabales. Au bas Moyen Âge, le nom du pays est graphié par l’occitan local Javalda en 1219 puis Givaudan en 1387, l’occitan toulousain Gavalda après 1277 et enfin le français Gevaudan en 1388. L’étymologie du nom des Gabales n’est pas assurée. On a pensé à la racine *gab (celle des hydronymes pré-latins de type gave). Après Venceslas Kruta (Les Celtes – Histoire et dictionnaire, R. Laffont, 2000) on s’accorde aujourd’hui pour voir dans le nom des Gabales un dérivé du gaulois *gabal qui désignait une « fourche ». Jacques Lacroix (Les noms d’origine gauloise – La Gaule des combats, éd. Errance, 2003) voit dans ce *gabal l’origine de « javelot » et fait des Gabales les « hommes au javelot ».

Les indices

  ■ un Gaulois tenant une lance (un Gabale, donc, qui donnera son nom au Gévaudan), debout sur un rocher (Peyre) au milieu d’une mare (Aubrac), à côté d’une colombe posée sur une pierre (Sainte-Colombe-de-Peyre) : tout y était.

 ■ le foulage ou chauchage du blé par des bœufs, comme à Chauchagrun.

Les indices du mardi 28 octobre 2025

Un Intrus et LGF ont déjà trouvé la solution à ma dernière devinette. Félicitations à tous les deux!

L’énoncé en était le suivant :

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine lié à un des mots vus dans le billet (sauf les dérivés de torculum). Il désigne un endroit où on s’occupait d’autre chose que de raisins.

La commune qui l’abrite, qui a donné son nom au canton dont elle est le bureau centralisateur, porte le nom du lieu d’origine d’une importante famille noble régionale accompagné du nom du pays. Étymologiquement, ces deux noms font référence à la qualité du sol, fort différente l’une de l’autre.

Une image, rassemblant plusieurs indices :

Les indices du mardi

■ le nom à trouver est celui d’une colline visible sur les cartes mais qui apparait dans le fichier FANTOIR sous une forme incongrue qui ne veut pas dire grand chose.

■ j’ajoute ceci pour le toponyme à trouver :

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Les pressoirs (suite et fin)

 Je terminais mon billet consacré au treuil, au trouilh et aux autres noms du pressoir (à vigne, à olives …) dérivés du latin torculum, en laissant entendre qu’un autre billet serait un jour consacré aux autres noms donnés aux pressoirs.

Le voici enfin, youpi ! (Mais on n’était pas pressés. Ahah).

 

D’autres noms issus de torculum

On trouve dans les Pyrénées-Orientales plusieurs lieux-dits el ou le Trull, d’un mot catalan signifiant « pressoir à huile ». Sur le même mot catalan a été formé, avec le suffixe collectif –aris, le nom Trullars francisé en Trouillas, nom d’une commune du même département et de plusieurs lieux-dits du Sud-Ouest.

Une variante savoyarde se retrouve dans plusieurs Plan du Truit (Grand-Aigueblanche, La Table et Villard-Sallet, Sav..) et dans Le Truit et la Croix-du-Truit (Notre-Dame-du-Cruet, id.). On retrouve le même nom Le Truit à Sarrians (Vauc.).

Pour le plaisir, signalons qu’en Suisse, la forme Tru (vue pour Queige, en Savoie, dans le billet cité en introduction) a pu devenir Trou, d’où Le Trou des Nonnes, à Saint-Blaise (canton de Neuchâtel), où se trouvait le pressoir d’un couvent.

Certains noms avec D- initial peuvent être des variantes issues de ce même torculum. On connait ainsi des lieux-dits la Driole (Mollans, H.-Saône) et Driolle (Anduze et Saint-Roman-de-Codières, Gard) où se trouvaient des pressoirs à raisins.

Déjà, au IIè siècle …Pressurage de la vendange – Mosaïque de Saint-Romain-en-Gal (Rhône)

Chaucheur

On trouve dans le  dictionnaire d’ancien français de Godefroy le mot chaucheur (chauqueur, chacheur, choqueur …) avec le sens de « pressoir ». L’origine en est le verbe chauchier (chaucher, cacher, chaucer etc), « fouler avec force, fouler aux pieds, presser, pressurer » avec des chausses.

On trouve Les Grands et Les Petits Chaucheurs à Fretigney-et-Velloreille (H.-Saône) et Au Chaucheur à Fignévelle (Vosges). Le Pégorier, qui donne chaucheur comme « ancien lorrain », cite la variante chaucu, d’où sans doute Le Chaucu aux Baroches (M.-et-M.) et Le Chaucul à Vigy (Mos.).

Le même Pégorier donne également le terme chauchis, « pressoir » en Mayenne, département dans lequel on trouve sept lieux-dits Le Chauchis (Courcité, Madré etc.). Il en existe également deux en Loire-Atlantique (La Chapelle-Heulin et Les Sorinières) qui sont probablement de même sens. Il conviendra, dans les autres régions, de faire la différence d’avec les termes issus du latin (via) calciata, « chemin empierré » ou « chemin foulé aux pieds, par le bétail », d’où les nombreux Chauchis ou Chauchy bretons, les Chauchy, Chaussis etc. des pays alpins et d’autres variantes.

Plusieurs lieux-dits portent également le nom de Chaucheux, par exemple à Orchamps (Jura) ou Les Chaucheux, par exemple à Soissons-sur-Nacey (C.-d’Or), désignant l’emplacement du pressoir seigneurial que les vignerons devaient utiliser moyennant le paiement d’une taxe.

On ajoutera la hameau La Chaucherie de Saint-Méard (H.-V.), dans lequel E. Nègre (TGF*) voit le nord-occitan chauchèra, « fosse de tanneur, une tannerie ». Le terme chauchèra, issu du verbe chauchar / caucar, « fouler », a été appliqué au foulage des draps et des cuirs, mais aussi au foulage des vendanges et au battage des blés sous les pieds des animaux de trait. C’est ainsi que le nom de famille Chauchard, quand il est d’origine occitane, parait issu du métier de fouleur de draps ou de cuirs, ou bien encore de l’activité saisonnière du paysan préposé (dans les grands domaines agricoles médiévaux) au foulage de la vendange ou au dépiquage du blé. On le retrouve dans des noms de lieux Chauchard à Tournon-d’Agenais (L.-et-G.), Pré Chauchard à Azé (S.-et-L.), Les Chauchards (Cérilly, Allier), Chauchardy à Aix-en-Provence (B.-du-R. – avec la graphie –y du diminutif –in) etc. Quant il est originaire des pays de langue d’oïl, le même patronyme Chauchard pouvait avoir le sens d’homme aux instincts lubriques immodérés, d’après l’ancien français chaucher désignant l’action du coq couvrant la poule.

Pressoir à pommes (photo extraite de cette page)

Pressoir

On s’en doute, le nom le plus représenté en toponymie est tout simplement « Pressoir », du latin médiéval pressare. On le retrouve dans plus d’un millier de lieux-dits en pays de langue d’oïl, notamment en Bretagne, Normandie et Pays de la Loire, où les pressoirs ne servaient pas qu’au raisin, mais aussi aux pommes, aux noix, aux olives etc.  On le trouve également en Auvergne-Rhône-Alpes (34 ex.), en Nouvelle-Aquitaine (16 ex.), en Occitanie (3 ex.) et en PACA (Le Vieux Pressoir à Signes, Var). Le nom est parfois accompagné d’un qualificatif (vieux, rouge, vert …), du nom du propriétaire (Girault, Leroy …), du lieu où il se trouve (du bosc, des vignes, des champs … ) etc.

On en connait quelques variantes comme les diminutifs Presson (Lerzy, Aisne ; Vineuil, L.-et-C. …), Pressou (Hudimesnil, Manche ; Les Épesses, Vendée …) ou encore Le Pressouillet à Pressignac (Dord). Une altération de « pressoir » a abouti à  Pressour, un nom qu’on retrouve à une dizaine d’exemplaires dont huit en Bretagne et deux dans la Nièvre (Le Pressour et la Vallée du Pressour, à Châteauneuf-de-Bargis), et à Prensour dans la Vienne, à Iteuil. On citera également les lieux-dits Le Presseux à Terres-de-Druance (Calv.) et à Plédéliac (C.-d’A.), Le Pressoux à Droupt-Sainte-Marie (Aube) et à Gourgé (D.-S.) et Les Pressoux à Geay (D.-S.).

Quelques régionalismes

  • En Champagne, Ardennes et jusque dans les Flandres, tordre désignait l’action de « presser des matières premières (surtout oléagineuses) » . On utilisait alors le tordoir, d’abord pour le tordage des peaux, mais le mot a également désigné un appareil servant à broyer le minerai ou encore et surtout un moulin à huile (un tordoir à oile est attesté à Reims en 1259). On trouve ainsi plusieurs lieux-dits Le Tordoir (Proyart, Somme ; Trosly-Loire, Aisne ; Montay, Nord ; Saint-Crépin-aux-Bois, Oise ; Fismes, Marne etc.), Le Vieux Tordoir (Berry -au-Bac, Aisne etc.), Le Tordoir Bleu (Manicamp, id.) et d’autres. L’Ancien Prieuré du Tortoir, à Saint-Nicolas-aux-Bois (Aisne) a gardé la forme d’ancien français tortoir dans son nom.
  • En Bretagne, Loguel Ar Presouer (Prat, C.-d’A.) est la « parcelle du pressoir ».
  • En Normandie, le prinseu ou prinseux était le pressoir à pommes, dont on retrouve la trace dans la ruelle du Prinseus à Fermanville (Manche).
  • En Alsace, le pressoir des villages viticoles était appelé trott (lire page 250)les dictionnaires allemands donnent die Trotte, du latin torcular, « pressoir » – d’où le lieu-dit Trott Stueck à Steinbach (H.-Rhin – avec stück, nom topographique issu du moyen haut-allemand stuck(e), stück(e), allemand Stück, « morceau, partie d’un tout, morceau de terre ») et le patronyme Trottman et ses variantes Trotman, Trottemann, Trottemant …  , dont je n’ai trouvé aucune transposition comme toponyme.
  • En Pays-Basque, lako, dont le sens premier « lac » est issu de l’étymon latin lacu, a très vite désigné la « citerne à eau, à vin, à huile » puis le bâtiment du pressoir et enfin le pressoir lui-même. Le même cheminement étymologique s’est produit pour le castillan lagar, lui aussi à partir du latin lacu.  On connait ainsi, dans les Pyrénées-Atlaniques, les lieux-dits Lakoa à Anhaux, à Halsou, à Iholdy etc. et Lacoa à Ayherre (avec le –a terminal comme article défini) où aucune étendue d’eau n’est connue. On retrouve le même terme dans des noms composés comme à Archelako à Domezin-Berraute appelé Arretxelako en basque, le pressoir (lako) de la maison (etxe) de pierre (harri).

La devinette

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine lié à un des mots vus dans le billet (sauf les dérivés de torculum). Il désigne un endroit où on s’occupait d’autre chose que de raisins.

La commune qui l’abrite, qui a donné son nom au canton dont elle est le bureau centralisateur, porte le nom du lieu d’origine d’une importante famille noble régionale accompagné du nom du pays. Étymologiquement, ces deux noms font référence à la qualité du sol, fort différente l’une de l’autre.

Une image, qui rassemble plusieurs indices :

 

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Le Puig et le Rec de les Redoleres à Banyuls-sur-Mer (P.-O.) : les répàladev

Un Intrus et LGF sont les seuls à m’avoir donné la solution à ma dernière devinette. Bravo à tous les deux !

Il fallait trouver le Puig et le Rec de les Redoleres à Banyuls-sur-Mer, dans le canton d’Argelès-sur-Mer de l’arrondissement de Cérét, dans le Vallespir des Pyrénées-Orientales.

■ Banyuls-sur-Mer, ici :

■ Le Puig et le Rec de les Dolores, là :

Les toponymes

Puig et Rec de les Redoleres : c’est ainsi que sont nommés sur la carte IGN (cf. ci-dessus) un puy (latin podium, forme régionale puig) et un ruisseau (forme régionale rec) avec le déterminant Redoleres désignant des pentes raides ou des éboulis de roches.

Le fichier FANTOIR de la commune mentionne le Bach (c’est-à-dire l’ubac) et le Soula (soulan, versant ensoleillé, adret) de Las Roudouleres (avec –ou– censé reproduire la prononciation locale, je suppose). Il y ajoute un ensemble immobilier nommé Villa Las Roudouleres.

Banyuls-sur-Mer : attesté Bagnules en 934 et Balneola en 981, du locatif pluriel latin balneolis, soit « au petit établissement de bains ». Contrairement à ce qui est écrit sur la page wiki, balnoleum ne signifie pas « lagune » mais « petit bain ». Il y avait là des établissements de bains romains. La ville est dite Bannils de Maritimo  dès 1074.

Argelès-sur-Mer : attesté Argilers en 1298, du latin argilla, « argile », et suffixe collectif arium. Le 23 mai 1840 a été rajouté le déterminant –sur-Mer pour faire la distinction d’avec Argelès-Gazost.

Une fausse étymologie a rapproché le nom d’Argelès de l’occitan argelac, « ajonc épineux », à l’origine des armes parlantes de la ville : « d’argent à un argelac de sinople fleuri de sept pièces d’or, accompagné de trois fleurs de lys d’azur, deux aux flancs et une en pointe, à la champagne aussi de sinople ». 

Ce dessin du blason est issu du site l’Armorial des villes et villages de France, avec l’aimable autorisation de son auteur, Daniel Juric.

Céret : dans un article consacré au cerisier, j’écrivais :

Céret (P.-O.) est attesté Sirisidum avant 814. Les attestations suivantes du  IXè au XIIè siècle ramènent au latin ceraseum accompagné du suffixe collectif –etum. Dans le groupe consonantique rs, le s a été assimilé par la consonne précédente : c’est ainsi qu’on passe de Cersed (1103) à Ceret (1143). Selon P.-H. Billy (DNLF*), contrairement aux affirmations de Dauzat & Rostaing (DENLF*) et E. Nègre (TGF*), le nom de Céret ne peut pas venir et ne vient pas du nom du peuple Cerretani, d’autant que la capitale romaine en était Llivia et que Céret se trouve dans le bas Vallespir.

Je me suis permis de rajouter ce paragraphe à la rubrique « toponymie » de la page wikipedia consacrée à Ceret et j’ai ajouté : 

Le nom de ce peuple est mentionné Κερρητανοὶ par Strabon en 7 av. J.-C. par Strabon, Ceretani en 77 par pline l’Ancien, et Ceretes par le poète Avienus au milieu du IVè siècle : aucune de ces formes ne peut être à l’origine de Sirisidum attesté en 814.

Vallespir : pour tout savoir sur cette région, je vous renvoie au billet qui lui est consacré.

Les indices

Le temps des cerises (vidéo) devait orienter les recherches vers le cerisier, donc vers Céret.

■ l’ajonc épineux (Ulex europeaus), dont un des noms vernaculaire est argelac ou argelat est à l’origine de la fausse étymologie d’Argelès-sur-Mer et de ses armes parlantes.

gravure de Gustave Doré montrant l’hippogriffe monté par le chevalier Ruggiero. « Selon une tradition rapportée par l’historien catalan Vidal, l’hippogriffe, animal fabuleux, était censé vivre, au Moyen Âge, près de Céret, dans le Comté de Roussillon. On trouverait les traces de ses serres sur un rocher près du mas Carol » (wiki).

Dans un commentaire aux indices du mardi, LGF écrit : « De l’avis d’Ambrose Bierce, la gravure ne vaut que deux dollars et demi ». Il s’agit d’une référence à l’œuvre satirique d’Ambrose Bierce, The Devil’s Dictionary (1911), dans laquelle il décrit l’hippogriffe comme « un animal (aujourd’hui disparu), qui était moitié cheval et moitié griffon. Le griffon étant lui-même moitié lion et moitié aigle, l’hippogriffe est en fait un quart d’aigle, ce qui équivaut à deux dollars et cinquante cents en or. L’étude de la zoologie est pleine de surprises ». Les pièces d’or $10 « Eagles » ont été frappées de 1795 à 1933. (Et on sait que les serres d’un aigle sont à Céret).

Les indices du mardi 21 octobre 2025

Un Intrus er LGF ont déjà trouvé la réponse à ma dernière devinette. Bravo à tous les deux !

Rappel de l’énoncé :

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine lié au mot du jour [redoulès]. Il sert de déterminant aux noms d’un relief et d’un cours d’eau dans la même commune.

Celle-ci doit son nom à ses eaux mais, curieusement, elle est connue pour son vin. Pour la différencier d’un homonyme, on a complété son nom par un déterminant indiquant sa proximité avec une étendue d’eau.

Le bureau centralisateur du canton doit son nom à la roche qu’on y trouve abondamment et qu’on y exploitait. Pour le différencier de quelques homonymes, on a complété son nom par le même déterminant que celui de la commune.

Le chef-lieu d’arrondissement doit son nom à un végétal.

Le nom de la région fait référence à son aspect plutôt pierreux et sauvage.

https://www.youtube.com/watch?v=PA4HoHhL0XI

Les indices du mardi

■ Comme déjà dit, le nom à chercher apparait sur la carte IGN pour désigner un relief et un cours d’eau. Mais il apparait avec une orthographe différente pour désigner trois lieux dans le fichier FANTOIR concernant la même commune. Deux de ces trois noms concernent les versants opposés du relief et le troisième est un odonyme. Comme il se doit, le nom du cours d’eau ne figure pas dans ledit fichier.

■ pour une étymologie traditionnelle du nom du bureau centralisateur du canton :

■ pour le chef-lieu d’arrondissement :

Réponse attendue chez leveto@sfr.fr

Redoulès

Le verbe occitan redolar, « rouler, dégringoler » et, dans une acception topographique, « descendre dans la plaine », est à l’origine du dérivé redolado, « chute faite en roulant, dégringolade » d’où « raidillon, pente raide ». C’est bien ce dernier sens qui est représenté par le nom du col de Redoulade entre Auriac et Soulatgé, dans la partie ouest des Corbières dans l’Aude.

Le déverbal redola désigne la butte à pente raide et la rude montée. Seuls deux lieux-dits en ont gardé la forme non suffixée : La Redole à La Louvière-Lauragias (Aude) et la Combe de Redoles à Tour-de-Faure (Lot). On trouve en revanche plusieurs lieux-dits nommés Redoulès, dérivés en –ès évoquant le caractère pentu ou escarpé du lieu : Redoulès, à Laguiole (Av.), à Francoulès et à Saint-Martin-Labouval (Lot) sont sur une butte ; le Puech Redoulès à Montsalès (Av.) doit son nom au diminutif puech du latin podium et le Pla de las Redoulès désigne un espace plat au bas d’un versant en pente raide à Mosset (P.-O.). Cependant, le lieu-dit Redoulés de La Cavalerie (Av.) ne présente pas d’élévation de terrain susceptible d’en expliquer le nom de la même façon. Il s’agit probablement là d’un nom de famille ou d’un dérivé de l’occitan ròdol, « étendue circulaire ; endroit où sont rassemblés certains animaux ; clairière en forêt … ». On ajoutera le nom de l’Étang de Redouleix à Sermur (Cr.), orthographié Roudeleix sur la carte IGN mais bien (Moulin de) Redouleix chez Cassini (f. 13, Aubusson, 1763), avec la graphie –eix du pluriel –ès propre à l’Auvergne.

Le Trésor du Félibrige (TDF*), repris par le Pégorier (GTD*), mentionne également redoulié, « lieu où on roule, pente raide, raidillon », d’où les lieux-dits Le Redoulié à Salvagnac-Cajarc et à Saujac (Av.) et à La Bastide-du-Haut-Mont (Lot) ainsi que  Le Redoulier à Bessonnies (Lot), La Redoulière à Fontjoncouse (Aude), Monestiès (Tarn) etc. et Les Redoulières à Saint-André-d’Allas (Dord.) avec le suffixe –ier/ière marquant un collectif ou, plus sûrement, la propriété d’un nommé Redoulié. Une autre forme collective apparait dans le nom de la Redoulariée à Saint-Privat-de-Vallorgue (Loz.).

D’autres dérivés apparaissent enfin avec les diminutifs Le Redoulet à Saint-Pompon (Dord.), Le Redoulou à Domme (id.), Aux Redouloux (Saint-Martial-de-Gimel, Corr.) ou encore La Côte de Redouline à Coux-et-Bigaroque (Dord.). Sur le masculin redolin a été formé le patronyme Redouly  qu’on retrouve dans le nom du Redouly à Saint-Amand-du-Pech (T.-et-G.).

La plupart de ces toponymes ont pu être orthographiés (dans un souci de retranscrire la prononciation occitane ?) avec une première syllabe rou-. On citera par exemple Au Roudouladou (Saint-Bazile-de-Meyssac, Corr.), La Roudoule (La Croix-sur-Roudoule, A.-M.– la Roudoule est un cours d’eau qui collecte les eaux de plusieurs torrents de montagne et qui a aussi donné son nom à une forêt domaniale – l’ensemble vaut le détour, parfois un peu sportif ), Les Roudoulets (Puget, Vauc.), Les Roudoulières (Montamel, Lot), En Roudouly (Appelle, Tarn) etc. On notera toutefois qu’E. Nègre (TGF*) explique le nom du Roudoulou, affluent du Passé à Grazac (Tarn), qui était lo rieu do Rodolo en 1441, par la racine indo-européenne *rod, « couler, humidité » accompagnée du double suffixe roman -ul-one. On est en droit de douter quand on constate que ce même nom de Roudoulou a été donné à des lieux-dits à l’écart de tout cours d’eau comme à Albiac (H.-G.) et  à Brens (Tarn) ou, au pluriel, à Sauvagnas (L.-et-G.)

Le même sens de « pente raide » est donné par un dérivé à double suffixe –arès de rede, « raide, abrupt, escarpé », redarès.  On le retrouve dans le nom de la Serre de Redarès à Loubaresse (Ardc.), du col de Rédarès entre Lasalle et Monoblet (Gard) et des féminins La Redaresse à Rousson (Gard) et à Eyguières (B.-du-R.).

*Les abréviations en gras suivies d’un astérisque renvoient à la bibliographie du blog, accessible par le lien en haut de la colonne de droite.

La devinette

Il vous faudra trouver un toponyme de France métropolitaine lié au mot du jour. Il sert de déterminant aux noms d’un relief et d’un cours d’eau dans la même commune.

Celle-ci doit son nom à ses eaux mais, curieusement, elle est connue pour son vin. Pour la différencier d’un homonyme, on a complété son nom par un déterminant indiquant sa proximité avec une étendue d’eau.

Le bureau centralisateur du canton doit son nom à la roche qu’on y trouve abondamment et qu’on y exploitait. Pour le différencier de quelques homonymes, on a complété son nom par le même déterminant que celui de la commune.

Le chef-lieu d’arrondissement doit son nom à un végétal.

Le nom de la région fait référence à son aspect plutôt pierreux et sauvage.

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La soluce du 18 octobre 2025

TRS, Un Intrus et LGF ont résolu ma dernière grille de mots-croisés. Bravo à tous les trois !

1 — Femme de tête. (Prima donna : littéralement « première dame »)

2 — Femmes de dos.

3 — Femmes de marque. Étampeuse : en technologie, celle qui étampe, qui imprime une marque sur une pièce, une surface, à l’aide d’un outil ou d’une matrice (in Encyclopedia Universalis) 

4 — Mis en liberté.

5 — Maîtres en somme  (Les ânes sont des bêtes de somme, les âniers en sont les maîtres)– Début magique.

6 — Sèche ou liquide – Bien élevé

7 — Fait pitié.

8 — Entrée de gamme – Quart mondaine (Chez Zola, Nana est une demi-mondaine, donc Na est une quart-mondaine) – Vieilles règles (Mois : Vx. Menstrues. Synon. usuel règles.)

9 — Secours.

10 — Nature. (adjectif invariable : Ils sont nature, spontanés, francs. in Le Robert)

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I — Potentiels hommes de l’ombre. Les prédateurs peuvent parfois lâcher la proie pour l’ombre.

II — Scotché ou collé – Que d’énergie ! TEP : Tonne Équivalent Pétrole

III — Type d’Émilie ou gars de Florence  (d’Émilie-Romagne ou de Florence, en Italie)– Marque l’ensemble.

IV — Vieux en bandes – Dans les pas des premiers du 5 ?

V — Dans les temps. (dans les temps anciens)

VI — Bien élever -Note.

VII — A-t-elle la force de son dernier mot ? (ONU : l’union fait la force, dit-on)– Vieux balai  (Ramon : balai fait de rameaux d’arbres, pour nettoyer les allées d’un jardin. in Le Littré).

VIII — Nous le fûmes tous un jour.- Réduit.

IX — C’est une fille ! – Roche d’aire. (On appelle « pierre d’aigle » l’aétite, parce que quelquefois on la trouve dans les nids des aigles).

X — Cités – (Assignés en justice).